Le Fonds norvégien s’engage en faveur de la finance responsable

Le plus grand fonds souverain du monde est norvégien. Il gère plus de 1 000 milliards de dollars (900 milliards d’euros) investis en actions de 9 000 sociétés dans le monde entier, parmi lesquelles des fleurons français1. Sanofi, Total, L’Oréal figurent ainsi dans le portefeuille du fonds2.

Fonds norvégien : un géant né grâce au pétrole

La Norvège est le premier producteur de pétrole et de gaz européen. Le gouvernement norvégien encourage largement les investissements dans ce domaine, remboursant ainsi plus des trois quarts des investissements liés à l’exploration aux entreprises du secteur3.

Même si la production a baissé ces derniers temps, l’industrie pétrolière et gazière continue d’être florissante dans le pays scandinave. Permis d’exploration, impôts, dividendes de la compagnie nationale de pétrole dans laquelle l’Etat détient des participations : tous les revenus générés par cette activité sont investis depuis 1996 dans un fonds d’investissement public. Sa mission : placer l’argent pour financer les retraites des Norvégiens et assurer l’avenir de générations futures. Les fonds doivent obligatoirement être investis dans des entreprises étrangères (le fonds norvégien représente aujourd’hui 1,5 % du capital des sociétés mondiales).

La finance responsable, enjeu de la diversification

De plus en plus, le fonds norvégien se préoccupe de finance responsable. Dernier exemple en date, un appel adressé aux dirigeants des plus grandes entreprises du monde pour qu’ils appliquent des mesures anti-corruption efficaces4.

Mais l’opinion publique souhaite aller plus loin. L’Etat ne doit-il pas appliquer des principes éthiques, par exemple ne pas investir dans des industries nocives ou polluantes ? Le fonds norvégien s’interdit déjà d’investir dans le tabac ou le charbon. D’après une enquête de 2017, près de la moitié des Norvégiens (44 %) est disposée à aller au bout de cette logique en limitant les activités pétrolières norvégiennes5.

Protection des océans : bon pour la planète… et pour l’économie

C’est dans ce contexte que le fonds souverain a annoncé sa volonté d’investir dans la biodiversité marine. Une diversification attendue sur le plan politique mais qui se justifie aussi sur le plan financier : face à la volatilité boursière, conséquence des tensions commerciales et géopolitiques, le fonds doit songer à pérenniser son rendement.

Concrètement, le fonds norvégien s’est donc engagé à contribuer à la protection des océans de deux manières. D’une part, en investissant dans les entreprises qui s'engagent en matière de gestion durable des mers. D’autre part, en sensibilisant les conseils d'administration des entreprises dans lesquelles il investit. À travers cette démarche, les gestionnaires du fonds entendent conforter sa position d’investisseur de long terme. Combattre la dégradation des mers permet tout simplement d’éviter l’émergence d’un nouveau risque économique pour les entreprises de son portefeuille.

Ce qu'il faut retenir

  • La Norvège est le premier producteur de pétrole et de gaz européen.

  • Afin de diversifier les sources de revenus du pays, le fonds souverain norvégien a annoncé sa volonté d’investir dans la biodiversité marine.

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