Après les Pays-Bas, la Belgique et la Finlande, c'est au tour de l'Irlande d'annoncer la suppression des pièces de 1 et 2 centimes d'euro. Face à la rumeur, qui a déjà couru, d’un retrait définitif de ces « petites » pièces en circulation en France, plusieurs sons de cloche et échos existent. Comment vivre sans ces petites pièces en cuivre ?

Les Français plutôt favorables au retrait des pièces de 1 et 2 centimes d’euro

Environ 60 % des français sont favorables à la suppression de ces pièces pour de multiples raisons. Peu utilisées et peu pratiques, elles alourdissent les poches ou finissent souvent stockées dans des pots chez soi… quand elles n’agacent pas la boulangère le jour venu de s’en débarrasser.

Mais les raisons sont surtout économiques. Ces pièces ont un coût beaucoup trop élevé pour justifier leur maintien : les supprimer serait une réelle économie nationale. En effet, fabriquer une pièce de 1 centime d’euro coûte… 1,2 centime d’euro à la Monnaie de Paris, l'organisme en charge de frapper la monnaie en France.

C'est peut-être la raison pour laquelle l'Irlande et d'autre pays ont cessé leur utilisation. Les Pays-Bas poursuivent tout de même la production, mais pour les autres pays d'Europe.

Les opposants au retrait des pièces de 1 et 2 centimes d’euro

Comme dans toutes les décisions, il y a deux camps, et les « contre » ce retrait existent aussi avec des arguments qui sont tout à fait recevables.

Tout d’abord, la valeur de la monnaie a une notion psychologique dans l'esprit des individus. Y toucher, d'une manière ou d'une autre, peut avoir un effet néfaste sur la perception des populations.

Mais les analystes économiques ont une crainte réelle : la suppression de ces petites valeurs amènerait une modification des prix à la consommation de certains produits en entraînant des arrondis. Par défaut les arrondis se feraient aux 5 ou 10 centimes supérieurs, ce qui ne manquerait pas d’engendrer une inflation mécanique.

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Quoiqu’il en soit, ce sont aujourd’hui plus de 300 millions de pièces de 1 et 2 centimes qui sont fabriquées en France chaque année. Sachant que 60 % de ces pièces ne sont pas d'origine française, on se dit qu'avec une moyenne de 150 pièces de 1 et 2 centimes par habitant en France, cette menue monnaie risque de rester encore un certain temps au fond de nos poches… En tout cas tant que le projet n’aura pas été présenté au Parlement !

Source : YouLoveWords.com