Le 6 février 2017 entrait en vigueur le volet de la loi Macron concernant la mobilité bancaire. Deux mois après, quel premier bilan peut-on tirer de cette mesure annoncée comme un big-bang ? Cette avancée législative était attendue de pied ferme par les professionnels comme par les usagers du système bancaire. En effet, ces clients désirent désormais être plus libres de leur choix, à une ère où le digital et le développement de nouveaux modes de consommation rendaient cruciale l’arrivée d’une telle mesure en France.

Ce que prévoit la loi Macron en matière de mobilité bancaire

Que prévoit concrètement l’article de la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite « loi Macron » ? Elle impose d’abord l’obligation pour les établissements bancaires et financiers d’informer leurs clients sur la mobilité bancaire, qui doit être gratuite et sans condition. Celle-ci doit également être facilitée et pouvoir s’effectuer sur papier ou en ligne, en agence ou à distance.

Autre point important, l’établissement d’arrivée doit proposer au client, là encore gratuitement et sans condition, un service d’aide à la mobilité bancaire permettant un changement automatisé des domiciliations bancaires, des prélèvements valides et virements récurrents. Cela vaut pour toutes vos factures d’électricité, de gaz, d’Internet mais aussi pour le versement de votre salaire ou l’épargne que vous mettez de côté chaque mois.

La mobilité bancaire ne signifie pas pour autant la fin de la relation bancaire avec l’établissement de départ, puisque celui-ci est tenu d’informer son ancien client pendant une période de 13 mois de toute opération de prélèvement, virement ou présentation d’un chèque sur le compte clos. Enfin, en cas de solde positif sur le compte d’origine, l’établissement de départ est tenu de le transférer sous réserve de détenir les informations nécessaires sur le nouveau compte du client.

Quel bilan deux mois après son entrée en vigueur ?

Près d’un Français sur cinq envisage de changer de banque en 2017 selon un sondage OpinionWay pour Fortuneo. Leur principale motivation ? Réaliser des économies sur leurs frais bancaires (pour 86 % d’entre eux).

La dynamique semble déjà bien enclenchée : les clients qui ont changé de banque semblent satisfaits de l’avoir fait. Dans un sondage de Panorabanques.com, ils attribuent la note moyenne de 15,7/20 à leur nouvelle banque contre 12,6/20 pour ceux qui ne veulent pas changer. La banque en ligne, en particulier, séduit par sa simplicité et ses frais réduits.

Les banques en lignes gagnent la confiance des Français

D’après une étude du cabinet Deloitte, ce sont en effet les banques en ligne qui rencontrent le plus franc succès avec un taux de confiance de 79 % et un taux de satisfaction de 89 % (contre respectivement 65 % et 77 % pour les réseaux traditionnels).

La loi Macron, en favorisant la mobilité bancaire, devrait encore renforcer le leadership des banques en lignes en termes de confiance et de satisfaction. Si l’agence physique et le conseiller personnel restent incontournables pour les opérations complexes, le client s’émancipe et a tendance à se renseigner par lui-même ou après de la communauté de clients avant de souscrire un produit.

D’ailleurs, toujours d’après les chiffres de Deloitte, moins de la moitié des Français privilégient aujourd’hui leur banque pour des informations ou des conseils. Un attachement tout relatif à sa banque, donc, qui va permettre à la mobilité bancaire de prendre son envol.

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Tandis que les Français sont de plus en plus autonomes dans leur consommation de services bancaires et financiers, la mobilité bancaire vient apporter un second souffle au développement des banques en ligne. Celles-ci séduisent un public toujours plus nombreux, avec des résultats nettement positifs en termes de satisfaction client.

Source : YouLoveWords.com

Crédit visuel : Shapecharge/iStock