La location de produits d’investissement se développe. Les raisons invoquées sont multiples : pour certains, la location va de pair avec l’évolution du mode de vie et des mentalités ; pour d’autres, ce sont de purs arguments économiques qui déterminent les décisions de location ou d’achat. Tour d’horizon.

De la voiture à l’électroménager : la location en pleine expansion

Depuis plusieurs années, les enseignes de grande distribution élargissent leurs offres et proposent souvent des services de location de voitures ou d’utilitaires. Ce qui se sait moins, c’est que de nombreuses enseignes proposent désormais la location d’équipements électroménagers ou de Hi-Fi par Internet, sous couvert d’autre nom. C’est le cas par exemple d’Intermarché ou de Boulanger.

Les formes de location diffèrent selon les types de produits. Il peut s’agir de location ponctuelle ou de location dans la durée. Parmi elles, on distingue la location longue durée, LLD, et la location avec option d’achat, LOA, qui permet d’acquérir son produit à moindre coût à l’issue de la durée du contrat d’origine.

Crédit et leasing ont, dans le domaine de l’automobile, chacun leurs avantages et leurs inconvénients. Si vous hésitez, cette infographie devrait vous aider à y voir plus clair !

La location, symbole d’une aversion au long-terme ?

Les modifications de la cellule familiale de base (les enfants étudiant une année dans une ville, puis deux années dans une autre), l’obsolescence rapide du matériel ou encore la décote rapide des véhicules sont autant d’arguments en faveur de la location.

À quoi bon acheter un lave-linge pour un appartement d’étudiant alors que la location d’un appareil revient à environ 25 € par mois, assurance et entretien compris ? Et que faire de cette machine au bout de 24 mois quand votre progéniture quittera sa ville estudiantine ? Le revendre avec une forte moins-value ?

Immobilier : la location plus rentable que l’achat ?

Dans le contexte actuel, tout le monde ne peut se permettre de se lancer dans un crédit longue durée pour acquérir son logement. Bien que les taux de crédit soient au plus bas, il est tout de même nécessaire d’avoir un apport et de supporter les frais de dossier, de crédit, d’hypothèque, de notaire, etc.

Dans les villes où l’immobilier est le plus élevé (Paris, Nice, Aix-en-Provence, etc.), l’achat de sa résidence principale ne serait ainsi rentable qu’à partir d’une quinzaine d’années. Les plus-values à la revente ne sont de surcroît plus garanties. Se trouver dans l’obligation de revendre son bien pour mutation au bout de 4 ans vous obligerait à vendre dans l’urgence, donc à un prix plancher.

Enfin, les contraintes législatives sont aujourd’hui nombreuses. Qu’il s’agisse de la mise aux normes énergétiques pour les résidences ou de l’émission de CO2, il va falloir pour les propriétaires supporter le coût de la rénovation : double vitrage, mise aux normes du chauffage, isolation des toitures… Qu’il s’agisse de votre logement de résidence, ou de votre lieu de villégiature !

Dans ces conditions, renseignez-vous sur le dispositif Pinel ou encore la Loi Malraux si vous souhaitez réaliser un investissement locatif !

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De nombreux points sont donc à prendre en compte dans la réflexion au moment d’acheter ou de louer. A quoi bon laisser une voiture qui se décote dans votre garage pour rouler 5 000 km par an… et après tout, quand vous partez en voyage, vous achetez un billet d’avion. Cela revient en réalité à louer une place dans un avion pour la durée de votre vol. Vous n’achetez pas l’avion !

Source : YouLoveWords.com