La hausse des taux amorcée en fin d’année 2016 semble marquer légèrement le pas. Faut-il acquérir son logement sans plus attendre ou prendre son temps ? Côté Finances vous donne des éléments de réponse pour mieux prendre votre décision.

Le printemps est traditionnellement une période faste pour l’immobilier. Au sortir de l’hiver, les familles sont prêtes à faire leurs cartons et souhaitent prendre leurs nouveaux quartiers avant les congés d’été. Cette année pourtant, l’activité du marché des crédits immobiliers progresse moins vite que prévu. Pourquoi ?

  • D’une part, les derniers mois de 2016 ont été plus actifs qu’à l’accoutumée.

  • D’autre part, la hausse des taux conjuguée à une légère remontée des prix commence à produire ses premiers effets.

Les taux immobiliers en hausse depuis le début de l’année

D’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA les taux des crédits du secteur concurrentiel se sont établis à 1,55 % en moyenne à la fin du 1er trimestre 2017. Depuis le début de l’année :

  • Les taux remontent : ils ont repris 24 points de base, soit 0,24 % de plus que fin décembre 2016.

  • La durée des crédits augmente : en avril 2017, la durée des prêts était de 213 mois en moyenne, contre 209 mois en mars 2017.

Relativement prononcée jusqu’en février, la hausse des taux a connu un coup d’arrêt depuis mars. Toujours d’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux d’intérêt sont revenus, à la fin du 1er trimestre, à leur niveau de juillet 2016. Une période à laquelle on vantait des conditions de crédit très favorables... Ce n’est donc pas précisément une flambée des taux à laquelle on assiste.

Les ménages les plus jeunes et plus modestes continuent d’accéder au crédit dans de bonnes conditions. Si l’activité de crédit connaît un léger ralentissement lié à la hausse des taux, celle-ci est donc largement à relativiser.

Une élection présidentielle qui rassure

L’élection présidentielle a eu un impact favorable sur le niveau des taux immobiliers. Au surlendemain de l’élection d’Emmanuel Macron, le taux de l’OAT 10 ans (le taux auquel emprunte l’Etat, qui sert de référence aux taux de crédit immobilier) est resté stable.

Outre la présence dans le programme du candidat d’En Marche de mesures destinées à abaisser les déficits, c’est surtout la défaite des extrêmes qui a soulagé les marchés financiers, inquiets du “risque politique”.

Demain : la hausse devrait être progressive

Pour autant, la politique nationale n’est pas seule à influer sur le niveau des taux. La Réserve fédérale américaine, en particulier, occupe un rôle majeur. En mars 2017, la Fed a relevé ses taux pour la 2nd fois, afin de les situer entre 0,75 et 1 %. Mais là encore, les augures se veulent rassurants. La croissance moins forte qu’espéré au 1er trimestre et la faible inflation ont convaincu la Fed de faire une pause.

--

En résumé : si elle est inéluctable, la hausse des taux devrait être très progressive. Dès lors, c’est la hausse des prix immobiliers qui pourrait être le pire ennemi des acheteurs et notamment des primo-accédants faiblement pourvus en apport personnel.

Il est donc encore temps de profiter des conditions d’emprunt très attractives pour réaliser son rêve immobilier.

SIMULEZ VOTRE CREDIT IMMOBILIER EN LIGNE AVEC FORTUNEO EN CLIQUANT ICI.

Source : YouLoveWords.com Crédit visuel : davidf / iStock