Depuis 22 ans, le pouvoir d'achat d'un cadre à la retraite a baissé de 8 %, et celui d'un retraité non-cadre de 4 % (1). De surcroît, si le passage à la retraite est synonyme de baisse de revenus, certaines dépenses augmentent avec l'âge.

Le départ à la retraite s'accompagne d'une baisse de pouvoir d'achat, le niveau des pensions étant inférieur à celui des derniers revenus perçus lors de sa vie active. À cela s'ajoute l'augmentation d'une série de frais liés à l'augmentation de l'âge tels que les dépenses de santé et, par conséquent, le coût des mutuelles. Conséquence : les assurances représentent 27 % (2) des dépenses contraintes d'un plus de 65 ans, contre seulement 12 % de celles d'un jeune âgé de 18 à 24 ans. Explications.

Une augmentation des frais médicaux...

Hospitalisations plus fréquentes, traitements plus coûteux, besoins supérieurs en optique et soins dentaires... L'âge entraîne une hausse inexorable des dépenses de santé. En 2012, un Français âgé de 25 à 45 ans dépensait en moyenne 1280 € pour ses frais de santé (hors prise en charge des mutuelles). À titre de comparaison, cette somme grimpait à 6000 € pour une personne de plus de 75 ans (3).

La souscription d'une bonne mutuelle devient alors indispensable pour prendre en charge une partie des frais non pris en charge pas la Sécurité sociale et les dépassements d'honoraires.

… qui pèse sur le coût des complémentaires santé

Sans surprise, les assureurs répercutent cette hausse des dépenses sur le montant des cotisations des mutuelles. Ainsi, un senior de plus de 65 ans paie en moyenne 136 e par mois pour sa mutuelle, contre 95 € pour la moyenne des Français et seulement 42 € pour un jeune âgé de 18 à 24 ans (4).

Bonne nouvelle ! L'État labellisera plusieurs contrats « seniors » à partir de 2017. Objectif : valoriser les contrats qui proposent des garanties robustes, via des remboursements conséquents, tout en maintenant des prix raisonnables (5).

De plus, s'il est difficile de comprimer ses dépenses de santé, un senior peut néanmoins réaliser quelques économies sur le coût de sa mutuelle en mettant en concurrence différentes offres du marché via des comparateurs d'assurance en ligne.

Tout n'est pas si sombre !

Cependant, d'autres indicateurs invitent à plus d'optimisme ! Ainsi, environ 73 % des retraités sont propriétaires de leur logement contre environ un Français sur deux en moyenne (6).

De même, les plus de 65 ans sont moins endettés que la moyenne ! Seuls 23 % des retraités n'ont pas fini de rembourser un crédit immobilier ou un crédit à la consommation, contre 46 % des Français en moyenne. Ainsi, une part importante des seniors peut s'affranchir des dépenses mensuelles de loyer ou des mensualités d'un crédit, qui représentent un poste de dépense important pour de nombreux actifs.

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Se constituer une épargne solide durant sa vie active pour faire face à l'augmentation de certaines dépenses et à la baisse de pouvoir d'achat conséquente au passage à la retraite peut être une bonne solution. Pour cela, certains produits d'épargne tels que l'assurance-vie ou le PERP apparaissent comme particulièrement adaptés à cet objectif. N'hésitez pas à vous renseigner auprès de votre banque.

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Source : YouLoveWords.com

Crédit visuel : Tolimir / iStock