Vous avez l’impression de la mériter, vous en parlez à votre femme, votre famille et à vos amis, mais rechignez à la demander à votre patron ! Je suis, je suis… Une augmentation, bien sûr ! Suivez les conseils de Côté Finances pour la demander à bon escient et au bon moment.

Parce que vous le valez bien

Dans un monde idéal, votre supérieur vous augmenterait juste pour le plaisir de vous augmenter. Dans le monde réel en revanche, il vous revient de prouver que vous méritez vos nouvelles prétentions salariales. Mais comment faire ?

  • Si votre entreprise vous assigne des objectifs, le calcul sera assez simple : en les atteignant ou les dépassant, vous pourrez légitimement prétendre à une revalorisation salariale. Mais ce n’est pas tout !
  • Vous devez prouver au quotidien qu’avec vous, les choses sont faites. Finis les dossiers qui traînent en longueur ou reportés sine die ! Affrontez les difficultés, même si vous n’en sortirez pas toujours vainqueur. Ceci devrait contribuer à faire de vous un repère pour vos collègues et vous rendre indispensable à votre entreprise.
  • Prenez des initiatives si votre position vous le permet ou, a minima, montrez votre intérêt pour l’entreprise en faisant part de propositions visant à améliorer l’organisation du travail par exemple. Enfin, soyez curieux et attentifs aux dernières évolutions de votre domaine professionnel et acquérez de nouvelles compétences (1).

Parce que vous l’estimez bien

Si vous remplissez plusieurs des critères mentionnés ci-dessus, vous devriez être un candidat naturel à une augmentation. Il faut à présent l’estimer de la manière la plus juste possible. Impensable en effet de ne pas donner une proposition chiffrée à votre supérieur et de la justifier. Pour ce faire, menez votre petite enquête :

  • À combien s’élève le salaire moyen, à expérience égale, dans votre secteur d’activité ?
  • De combien avez-vous augmenté vos chiffres de vente l’année précédente ?
  • En quoi les nouvelles compétences que vous avez développées vous ont permis d’être plus efficace dans la gestion de vos dossiers ?
  • Pour quelles raisons vos interlocuteurs et vos clients sont-ils satisfaits de votre travail, ce qui rejaillit positivement sur l’image et les affaires de votre entreprise ?

Autant de réponses qui vous aideront à évaluer le montant de l’augmentation à laquelle vous pouvez légitimement prétendre, mais aussi à structurer votre argumentation.

Parce que vous choisissez le bon moment

Vous disposez d’éléments de preuve suffisants de votre implication dans l’entreprise, vous avez identifié un montant juste, il ne vous reste plus qu’à passer à l’acte. Mais quand ?

  • Cela va sans dire, mais l’état des affaires de votre entreprise est primordial : prenez en compte les résultats des derniers trimestres. Ne commettez toutefois pas l’erreur de demander une augmentation juste après une réussite professionnelle : vous risqueriez de passer pour un opportuniste.
  • N’attendez pas non plus nécessairement le sacrosaint bilan annuel de compétences pour évoquer la question. Faites-le quelques mois en amont et le bilan annuel sera ainsi l’occasion d’en reparler.
  • Ne vous braquez pas en cas de refus, cela pourrait nuire à vos relations de travail futures (2). Et n’oubliez pas que vous disposez d’autres leviers de négociations : jours de récupération, dispositifs d’intéressement ou de participation, etc.

Enfin, gardez à l’esprit que même en cas de refus, votre supérieur connaîtra votre désir d’évoluer professionnellement et financièrement. Or, il est toujours plus coûteux pour une entreprise d’embaucher et de former un nouvel employé plutôt que de conserver un employé actuel.

--

Source : YouLoveWords.com

Crédit visuel: RoBeDeRo / iStock