Les annonces du gouvernement se succèdent. Avec une constante : pousser les épargnants Français à investir dans l’économie réelle plutôt que de placer leur bas de laine en liquidités ou dans l’immobilier.

Si l’Allemagne est aussi compétitive sur les marchés mondiaux, c’est notamment grâce au mittelstand, cette couche de moyennes entreprises et d’entreprises de taille intermédiaire qui permet à l’économie germanique d’être plus réactive face aux variations de la demande.

Investir dans une PME : un placement qui a la cote

Créer un mittelstand à la française : telle est l’ambition du gouvernement français qui souhaite encourager l’investissement dans les petites et moyennes entreprises. Cette préoccupation ne date pourtant pas d’aujourd’hui :

  • En 2014, François Hollande, alors président de la République, annonçait aux Assises de l’entrepreneuriat la création du PEA-PME sur le modèle du PEA (plan d’épargne en actions).
  • Les investisseurs Français n’ont par ailleurs pas attendu les incitations gouvernementales pour s’intéresser à ce placement prometteur, comme le montrent les chiffres du crowdlending (prêt à des PME), en progression de +46% en un an selon le dernier baromètre de Financement Participatif France), et ceux de l’investissement dans le capital des PME (+36% en un an) (1).

L’investissement productif au cœur de la prochaine loi de finances

C’est dans ce contexte favorable que le gouvernement a fait plusieurs annonces tendant à réorienter l’épargne des ménages vers le financement des entreprises et en particulier des PME :

  • La réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui serait transformé en « impôt sur la fortune immobilière ». L’assiette de l’ISF ne porterait plus désormais que sur les biens immobiliers (terrains et immeubles) détenus par le contribuable. La réduction ISF-PME, qui ouvre droit à une réduction d’ISF de 50% en souscrivant au capital d’une PME, ne serait pas reconduite. Mais les entreprises devraient tout de même s’y retrouver puisque les valeurs mobilières (titres de société…) sortiraient du calcul de l’ISF.

  • L’introduction d’une flat tax de 30% (prélèvement forfaitaire unique) sur les revenus du capital (dividendes…). A travers cette mesure, le gouvernement poursuit un double objectif : simplifier une fiscalité du capital devenue trop complexe et rendre plus attractif l’investissement dans les entreprises, et notamment les PME.

Ces dispositions fiscales devraient être complétées par d’autres mesures, comme la création d’un fonds d’investissement dans les PME.

PEA-PME : un moyen simple de soutenir les moyennes entreprises

Si ces annonces renforcent l’attrait de l’investissement en direct dans les PME, le PEA-PME reste probablement un des moyens les plus simples et les plus rentables pour faire fructifier son épargne tout en finançant la croissance. L’investisseur a la possibilité de choisir différents fonds regroupant de petites et moyennes capitalisations, et ainsi de répartir le risque et multiplier les expositions sectorielles et/ou géographiques.

Ce produit d’épargne propose les mêmes avantages fiscaux que le PEA, à savoir une exonération des plus-values réalisées au-delà de la cinquième année (hors contributions sociales).

Autre avantage, il est possible d’ouvrir un PEA-PME de façon 100% dématérialisée en choisissant une banque en ligne.

Source: YouLoveWords.com

Crédit visuel : Drazen Lovric /iStock