Extrêmement attractif dans les années 80 et 90 du fait du diptyque taux d’intérêt attractifs (parfois supérieurs à 4 %) / taux préférentiels pour les emprunts immobiliers, le PEL souffre actuellement d’une double concurrence. D’une part, sa rémunération est passée de 2,5 à 2 % (pour les PEL ouverts à partir du 1er février 2015) et d’autre part, les taux des crédits immobiliers historiquement bas rendent son attrait plus limité. Faut-il toutefois enterrer le PEL ? Pas si sûr…

Le PEL : une préparation à l’investissement (re)devenue plan d’épargne.

La baisse de sa rémunération ne signifie pas pour autant que le PEL soit un placement peu rentable. Regardez le Livret A ! Sa rémunération est descendue à 0,75 % en août 2015 et le LDD (Livret de Développement Durable), n’est guère mieux loti, et plafonné également à 0,75 %.

Avec une rémunération à hauteur de 2 %, le PEL est un placement de choix tout à fait rationnel pour tout épargnant en quête d’un placement 100 % sécurisé. De plus, la possibilité de « casser » son PEL à tout instant fait que l’argent ainsi épargné reste disponible en cas de besoin ou de coup dur. Il est tout de même préférable de conserver son PEL au minimum 2 ans, au risque de voir son taux recalculé au niveau du CEL (Compte Épargne Logement), actuellement à 0,75 %.

Repenser les investissements immobiliers financés via un PEL

En juillet 2015, la moyenne des taux d’emprunt immobilier sur 10 ans se situe à… 2 % seulement ! Un niveau historiquement bas qui semble donner un sacré coup de vieux au PEL. Toutefois, au 1er février 2015, le taux du prêt immobilier bonifié assuré par le PEL a été fixé à 3,2 %, alors qu’il se situait encore à 4,2 % un an plus tôt.

Deux conseils pour mieux penser votre PEL :

  • Ouvrir un PEL à l’heure actuelle permet de bénéficier de l’assurance de taux d’emprunts immobiliers assez bas (3,2 %) pendant 15 ans. Or, il est assez peu improbable que les taux d’emprunt immobilier « du marché » se stabilisent à long terme au faible niveau actuel. Pensez long terme !

  • Le PEL comprend d’autres avantages. Par exemple, il ouvre le droit au versement d’une prime d’État pour la rénovation énergétique d’un logement. En empruntant le minimum légal avec un taux préférentiel PEL (soit 5000 €) pour de tels travaux, la prime d’État devrait réussir à compenser la différence entre taux d’emprunt « PEL » et taux d’emprunt « du marché ». Et suite à vos travaux, c’est également votre facture énergétique qui va diminuer !

Source : YouLoveWords.com