Fiscalité de l’épargne : ce qui change…ou pas en 2018

Les bonnes raisons d’être optimiste

La fiscalité de l’épargne a été revue en profondeur en 2017 : quel impact sur vos décisions d’investissement en 2018 ? Actions, assurance-vie, immobilier : ces 3 placements n’ont rien perdu de leurs atouts. Explications.

Les incitations vers les placements « productifs »

Le nouveau gouvernement a envoyé des signaux forts pour réorienter une partie de l’épargne vers les placements considérés comme « productifs », c’est-à-dire tournés vers le financement de l’entreprise :

  • Les valeurs mobilières ont été soustraites de l’assiette de calcul de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Rebaptisé « IFI » pour « impôt sur la fortune immobilière », cet impôt est recentré sur le patrimoine immobilier.
  • Les contrats d’assurance-vie, à partir de 150 000 € (versements réalisés par contribuable et non par contrat), seront soumis au nouveau prélèvement forfaitaire unique de 30 % (PFU ou flat tax).

L’objectif de ces deux mesures ? Inciter les investisseurs à placer leur argent sur leur PEA, PEA-PME ou compte-titres. Le compte-titres ordinaire, en particulier, est avantagé dans la mesure où le PFU vient diminuer la taxe sur les dividendes pour les contribuables soumis aux tranches supérieures à 30 %, 41 % et 45 %.

Assurance-vie, PEA, PEA-PME, immobilier : une fiscalité toujours attractive

Les principaux avantages des placements financiers et immobiliers demeurent inchangés.

Concernant les placements financiers :

  • Les avantages du PEA et du PEA-PME demeurent inchangés en 2018.

  • Les principaux atouts de l’assurance-vie restent intacts après la réforme de 2017. Les abattements de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple après 8 années de détention restent d’actualité. Le régime successoral de l’assurance-vie continue d’offrir de nombreux avantages. Un abattement de 152 500 € s’applique pour chaque bénéficiaire.

Parallèlement, la réforme de l’assurance-vie fait des gagnants. D’une part, elle sort de l’assiette du calcul de l’ISF (sauf pour la partie du contrat investie en immobilier par le biais d’un OPCI, par exemple). D’autre part, avec un PFU de 30 % s’appliquant aux sommes versées depuis le 27 septembre 2017, le taux d’imposition baisse significativement pour les rachats durant les 8 premières années du contrat (hors prélèvements sociaux), facilitant ainsi la disponibilité du capital investi.

Concernant les placements immobiliers :

  • Le seuil de déclenchement de l’IFI reste le même que pour l’ISF. Les détenteurs d’un patrimoine immobilier supérieur à 1,3 M€ continueront donc d’être assujettis à l’impôt sur la fortune.

  • Les incitations fiscales (Pinel, Censi-Bouvard) ont été reconduites dans le cadre de la loi de finances pour 2018. D’ailleurs, les épargnants ne s’y trompent pas, eux qui considèrent que l’investissement locatif est un des meilleurs moyens de préparer l’avenir.

Ce qu’il faut retenir

  • Les épargnants sont incités à se tourner vers les actions, dans un cadre fiscal simplifié.
  • L’assurance-vie conserve ses principaux avantages, à savoir les abattements applicables sur les retraits après 8 ans et son régime successoral très favorable.

Source: YouLoveWords.com

Crédit visuel : Jirapong Manustrong /iStock

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