Bien que la déception soit palpable suite au lancement d’un comparateur public de tarifs bancaires, le gouvernement vient de lancer un simulateur de calcul de l'impôt sur le revenu en ligne. Dans le même temps, la grogne des agriculteurs ne faiblit pas.

Simulateur et comparateur en ligne, les français sont-ils intéressés ?

Le gouvernement avait annoncé le lancement du comparateur de tarifs bancaires. L'intention était de mettre une forme de pression aux banques afin de limiter les augmentations des tarifs tout en permettant aux usagers d'y voir plus clair.

Une dizaine de jours après sa mise en ligne, ce site semble quelque peu décevoir les Français ainsi que les responsables des associations de consommateurs. Premièrement car il permet de ne comparer que onze tarifs sur les plus de 250 produits et packages différents qui peuvent être proposés par les institutions bancaires. De plus, la recherche ne peut être faite que sur un seul département à la fois. Cette opération de transparence du gouvernement n'apporte donc pas de réelle nouveauté pour les internautes, qui disposaient déjà de plusieurs comparateurs en ligne.

Cette semaine verra le lancement d'un nouveau simulateur pour calculer ses impôts sur le revenu 2015. Sur les sites de la CAF et de la MSA, il sera possible, pour les personnes dont le salaire est inférieur à 1500 € net, de savoir s'ils vont pouvoir être bénéficiaires de la prime d'activité.

Pas de simulation pour les agriculteurs

La grogne des agriculteurs, elle, se poursuit en réaction à la forte baisse des cours des matières premières agricoles. Quelques chiffres pour mieux comprendre :

  • Des récoltes mondiales excédentaires les années précédentes et le tassement de la demande intérieure en Chine, gros consommateur de blé, ont provoqué une baisse du cours des céréales d’environ 20 %.

  • Alors que les débouchés sur le marché russe représentent 30 % des exportations de fromage de l'Union Européenne, l’embargo sur la Russie a placé les producteurs en situation de surproduction. Conséquence, les prix du lait ont chuté de 20 % en 2015.

  • Enfin, les importantes disparités sociales et fiscales au sein de l’Union Européenne accroissent la concurrence et la guerre des prix. Cette dernière serait, entre autres, attisée par la concentration des centrales d’achats et des acteurs de la grande distribution.

Aujourd’hui, plus de 25 000 éleveurs sont également au bord de la faillite et nombre d’entre eux travaillent sans se rémunérer. Le cours du prix du kilo de porc, qui est à 1,07 €, fait perdre aux éleveurs 0,19 € par kilo de carcasse. Face à cette situation intenable, ce sont 4 à 5 exploitations qui ferment chaque semaine.

Le malaise touche l’ensemble des secteurs de l'agriculture et s’étend également aux filières qui en dépendent (abattoirs, transporteurs, transformateurs), ce qui pourrait mettre en danger un grand nombre d’emplois.

Source : YouLoveWords.com