Près d’1,7 million de Français vivent aujourd’hui à l’étranger. Étape dans une carrière professionnelle ou expérience nouvelle, l’expatriation séduit de plus en plus de nos concitoyens. Cependant, bien préparer son départ et effectuer en amont certaines démarches est la clé d’une expatriation réussie. Candidats au départ, soyez attentifs !

Impôts : connaître votre résidence fiscale avant le départ

Premièrement, sachez que la modification du domicile fiscal n’est pas obligatoire en cas d’expatriation. Il est cependant impératif de déterminer votre résidence fiscale avant le départ. Vous resterez domicilié fiscalement en France si votre foyer ou lieu de séjour principal demeure dans l’Hexagone ou si vous continuez d’exercer une activité professionnelle dans notre pays. Cela signifie tout simplement que vous continuerez d’y payer vos impôts et d’y déclarer tous vos revenus perçus ici ou à l’étranger.

À l’inverse, votre résidence fiscale sera transférée à l’étranger si vous vous expatriez en famille et que votre activité professionnelle se déroule uniquement dans votre pays d’accueil. Vous ne paierez donc pas d’impôts en France sauf dans certains cas (par exemple si vous êtes propriétaire en France ou si vous percevez des revenus d’une source française). À ce titre, renseignez-vous sur la possible existence d’une convention bilatérale afin d’éviter la double imposition entre votre pays d’accueil et la France.

Comment organiser votre retraite ?

La réponse dépend de votre statut et de ce que votre nouvel employeur a prévu pour vous. Les salariés se divisent alors en deux catégories :

  • Vous êtes un salarié détaché si votre entreprise vous maintient dans le régime de protection sociale français. Vous continuez de cotiser dans notre pays et bénéficiez des mêmes droits que n’importe quel salarié français.
  • Vous êtes salarié expatrié lorsque vous dépendez des caisses de retraite de votre pays d’accueil et non plus de la sécurité sociale ou des caisses nationales. Cependant, n’hésitez pas à vous renseigner sur les accords qui peuvent exister entre votre nouveau pays de résidence et la France.

Sachez que si vous êtes expatrié eu sein de l’Espace Économique Européen (EEE), constitué des 28 pays de l’Union Européenne, de la Norvège, de l’Islande et du Liechtenstein, vous devrez en général cotiser au régime local de retraite. Mais grâce au principe de coordination entre les régimes de base du continent, vous pourrez faire valoir vos périodes réalisées dans d’autres pays européens au moment de la retraite.

Enfin, vous pouvez également bénéficier d’un régime de retraite de base complet si vous adhérez à l’assurance vieillesse de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE). Cet équivalent de caisse de sécurité sociale des expatriés français peut-être une bonne alternative pour les expatriés hors d’Europe.

Quid des allocations familiales ?

Là encore, c’est la distinction entre détaché et expatrié qui détermine la marche à suivre. Le salarié détaché relève toujours du régime français et peur les toucher, ce qui n’est pas le cas du salarié expatrié. Dans le cadre d’une expatriation au sein de l’UE, vous pouvez toutefois prétendre à certaines prestations locales, donc renseignez-vous dans votre pays d’accueil.

Pensez à clôturer vos comptes avant de partir

Certains placements bancaires et financiers sont uniquement destinés aux résidents en France : Livret A, Livret jeune, Livret de Développement Durable (LDD), Plan d’Épargne en Actions (PEA), Livret d’Epargne Populaire (LEP). Il est donc nécessaire de les clôturer avant votre départ pour l’étranger.

Sachez toutefois que la conservation un compte bancaire en France ainsi qu’un Plan d’Épargne Logement (PEL) n’est objet d’aucune restriction de ce type.

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Avant de partir, renseignez-vous bien auprès de votre employeur sur votre statut (détaché ou expatrié) ainsi que sur les démarches qu’il peut réaliser à votre place. Cela vous permettra d’anticiper et d’organiser votre départ plus sereinement. N’oubliez pas qu’une fois sur place, le succès d’une expatriation repose aussi sur d’autres facteurs tels que l’adaptation culturelle, l’épanouissement du conjoint ou la bonne intégration dans la vie communautaire.

Source : YouLoveWords.com