Avez-vous déjà entendu parler de l’économie Goldilocks ?

Avez-vous déjà entendu parler de l’économie Goldilocks ?

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De la fiction à la réalité, il n’y a parfois qu’un pas. Une fois n’est pas coutume, ce sont les sciences économiques qui nous en fait la démonstration avec Boucle d’or (Goldilocks, en anglais), nom donné au phénomène par lequel l’embellie alimente une forme de cercle vertueux.

Une économie placée sous le signe de la modération

Vous souvenez-vous de Boucle d’Or ? Dans ce conte du 19ème siècle, la fillette préfère sa soupe ni trop chaude ni trop froide, n’en déplaise aux trois ours qu’elle rencontre sur son chemin.

Les économistes ont récupéré cette histoire pour décrire une situation dans laquelle l’économie se trouve dans une zone tempérée. Les marchés ne se situent ni en surchauffe, ni en récession. Tout comme la soupe de Boucle d’Or.

Les indicateurs à la base du cercle vertueux

Tous les indicateurs sont au vert dans un scénario Goldilocks. L’inflation est modérée, les taux d’intérêt sont faibles, le chômage est réduit à sa portion congrue, les prix d’actifs progressent et la croissance augmente graduellement. Les bonnes nouvelles alimentent les bonnes nouvelles dans une forme de cercle vertueux.

Prenons l’exemple du marché de l’immobilier en 2017. Les banques centrales n’ont pas jugé bon, dans un premier temps, de relever drastiquement leurs taux directeurs, compte tenu d’une inflation faible. Les emprunteurs ont vu leur pouvoir d’achat augmenter, ce qui a conduit à une multiplication des acquisitions, à une raréfaction de l’offre et, in fine, à une hausse des prix immobiliers. Résultat : une année record pour la pierre.

Un scénario Goldilocks en 2018 ?

Néanmoins, ce type de scénario ne peut se répéter que pendant une durée limitée. Peut-on dès lors envisager un scénario Goldilocks en 2018 ? Pour tenter de répondre à cette question, il faut regarder du côté des États-Unis.

Dans l’hypothèse d’une accélération du rythme de l’inflation, la hausse des prix ne serait pas suffisante pour placer l’économie américaine en surchauffe. La Fed – la banque centrale américaine – n’aurait donc pas intérêt à réduire la voilure trop rapidement concernant sa politique monétaire accommodante. Les actions feraient mieux que les obligations d’État, tandis que les marchés de crédit continueraient de faire l’objet de mesures de soutien. La croissance, elle, atteindrait 2 % en Europe et 2,5 % aux États-Unis.

C’est reparti pour un tour ? Oui, à condition qu’aucun grain de sable ne vienne gripper la machine.

Divers facteurs incitent d’ailleurs à la prudence :

  • Un risque de ralentissement de la croissance mondiale. Échec de la réforme fiscale aux États-Unis, crise de la dette en Chine, krach immobilier : un évènement de ce type pourrait générer des conséquences en cascade sur d’autres indicateurs.

  • Un retour de l’inflation plus rapide que prévu. Les banques centrales, à commencer par la Fed, seraient alors contraintes de durcir leur politique aujourd’hui encore très favorable.

  • De mauvaises anticipations des investisseurs. Après les surperformances de 2017, les investisseurs pourraient former des anticipations irréalistes (notamment en comparaison avec l’essor de certains titres technologiques ou cryptomonnaies). Or, pour que le climat d'optimisme caractéristique de la Goldilocks economy perdure, il faut que les anticipations de résultats, même élevées, soient atteintes.

Ce qu’il faut retenir

  • Le scénario Goldilocks est une théorie économique inspirée de Boucle d’Or, un conte du 19e siècle.
  • Il décrit une situation dans laquelle tout sourit à l’économie car celle-ci se trouve dans une zone tempérée (inflation modérée, taux d’intérêt faibles, chômage réduit…).
  • Un scénario qui pourrait se reproduire en 2018 à condition qu’aucun grain de sable ne vienne gripper la machine.

Source: YouLoveWords.com

Crédit visuel : xijian /iStock

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