La première phase de la campagne 2016 des déclarations d'impôt s'est terminée mardi 7 juin à minuit. Cette année, 17,7 millions des 37 millions de foyers fiscaux (1) ont opté pour la déclaration en ligne, un record !

Alors que les déclarants "papier" avaient jusqu'au 18 mai pour renvoyer leurs documents, les télédéclarants ont obtenu quelques semaines supplémentaires. La raison : la volonté affichée par le gouvernement de favoriser la télédéclaration dans le cadre de la numérisation des services administratifs. Et cette stratégie semble payer ! Si en 2014, les Français n'étaient que 13 millions à opter pour la déclaration en ligne (2), ils ont été 14,6 millions l'an dernier, auxquels sont venus s'ajouter 3,1 millions de foyers supplémentaires cette année (3). Retour sur les raisons de ce succès ainsi que sur les quelques règles à connaître.

Le gouvernement met le cap sur les télédéclarations !

Malgré les bons chiffres 2016, la France accuse toujours un léger retard par rapport aux autres membres de l'OCDE dans ce domaine. En effet, près de 66 % des déclarations se font déjà en ligne dans ces pays, quand ce taux approche péniblement les 50 % dans l'Hexagone (1) .

Simplicité de gestion, économies réalisées, la liste des avantages est longue et explique pourquoi le Gouvernement a à cœur de développer l'usage de la télédéclaration. La loi de finances pour 2016, votée en 2015, a d'ailleurs changé certaines règles. Déclarer ses revenus en ligne est désormais obligatoire pour tous les contribuables qui disposent d'un accès à internet dans leur domicile principal et dont le revenu fiscal de référence dépassait les 40 000 € en 2014.

En 2017, ce seuil sera encore revu à la baisse et la télédéclaration concernera tous les foyers fiscaux dont les revenus dépassaient les 28 000 € en 2015. Un seuil qui sera sera ramené à 15 000 € en 2018.

Télédéclarants : l'anticipation est de mise

Petit conseil si vous êtes concerné par ces nouvelles mesures ou si vous optez de plein gré pour la télédéclaration : anticipez !

En effet, réaliser votre déclaration à la dernière minute peut être source d'erreurs, même s'il sera toujours possible de les rectifier d'août à novembre 2016.

Autre raison : anticiper permet de vous prémunir contre les bugs informatiques ! S'ils ont été peu nombreux cette année, quelques contribuables ont néanmoins rencontré quelques problèmes concernant l'activation de leur compte.

Aussi, il n'est pas rare d'avoir quelques doutes sur les informations à renseigner une fois devant son écran. C'est par exemple le cas pour des situations relativement nouvelles telles que la déclaration des revenus additionnels issus de l'économie collaborative. Repérer ces zones d'ombre à l'avance vous permettra de vous renseigner et d'éviter là encore les erreurs.

Enfin, sachez qu'en cas de retard, une majoration équivalente à 10 % du montant de votre impôt sera appliquée. Des intérêts représentant 0,4 % de ce dernier s'y ajouteront par mois de retard (4) .

Source : YouLoveWords.com