En France, réaliser un parcours universitaire coûte en moyenne 55 280 € (1) ! Une somme loin d'être accessible à tous. Parent ou étudiant, voici un tour des aides et astuces pour vous aider à assumer ce coût.

Bonne nouvelle ! Comme en 2015, les frais universitaires ont été gelés pour la rentrée 2016. Du montant des inscriptions à celui du restaurant universitaire, en passant par l'assurance maladie, aucun d'entre eux n'évoluera à la hausse cette année. Malgré tout, entre le prix du loyer, des transports ou de la nourriture, il est souvent difficile pour une famille d'assumer le coût des études. Sans compter que tous les étudiants ne peuvent pas forcément concilier obligations universitaires et job à temps partiel. L'occasion de passer en revue les aides et astuces auxquelles les familles peuvent recourir.

Plusieurs bourses et aides en renfort

Pour les étudiants, il existe une multitude d'aides qui peuvent apporter une vraie bouffée d'oxygène, notamment aux familles modestes. C'est par exemple le cas des bourses sur critères sociaux (BCS), qui sont destinées aux étudiants de moins de 28 ans et dont le montant varie en fonction des revenus des parents, du nombre d'enfants, ou encore de la distance entre le foyer et la ville de localisation de l'université. Seul prérequis : être sérieux et assister aux cours et aux examens (2) !

D'autres bourses plus spécifiques ont été créées pour des cas particuliers et sont cumulables avec la BCS. C'est par exemple le cas des allocations Erasmus pour les échanges en Europe, de l'aide à la mobilité internationale, de l'aide au mérite, ou des allocations pour la diversité de la fonction publique.

Enfin, n'oubliez pas que les conseils régionaux délivrent également des bourses pour les étudiants, notamment pour ceux qui se lancent dans des filières telles qu'assistante sociale, éducateur spécialisé, kiné ou infirmier.

Les bons plans pour se loger

Avec un loyer à 595 € de moyenne mensuelle, le logement est sans conteste l'une des principales dépenses des étudiants (3). Heureusement, ces derniers peuvent prétendre aux aides publiques au logement (APL), ou encore aux aides au logement (ALS) gérées par le CROUS, qui peuvent constituer un soutien bienvenu. Leur montant varie en fonction du prix du loyer ou encore de la ville de résidence.

Si 60 % des étudiants optent pour vivre dans un studio, certaines alternatives moins coûteuses existent. La première qui vient à l'esprit est bien sûr la colocation ! Une chambre y coûte en moyenne 450 € par mois (4), avec naturellement des différences importantes selon la ville depuis les 562 € parisiens jusqu'aux 319 € de Tours. D'ailleurs, de nombreux sites se sont développés ces dernières années pour aider les jeunes à trouver leurs futurs colocataires, tels que Lacartedescolocs.fr ou Apartager.com.

Enfin, il est également possible d'obtenir une chambre dans un foyer étudiant. La France en compte 65 répartis dans 24 villes (5) et dont le tarif moyen est de 400 € par chambre, incluant un accès aux espaces communs (cuisine, salle de jeu...). Pour 200 à 500 € de plus, il est également possible d'obtenir la demi-pension. Enfin, si vous êtes une famille aux revenus modestes et que vos enfants ont moins de 28 ans, ils peuvent également faire une demande de logement en cité universitaire auprès du CROUS.

Le prêt étudiant

La plupart des banques proposent aujourd'hui des formules assez flexibles de prêts étudiants. Ils s'adressent aux jeunes de 18 à 28 ans et leur montant peut varier de 1 000 à 40 000 € avec un remboursement prévu sur une période maximum de 9 ans. Les taux de ces prêts débutent fréquemment aux alentours de 2,90 % et peuvent monter jusqu'à 6,27 % (6). Du côté des points positifs : il n'est souvent plus nécessaire d'avoir des garants et certaines banques offrent la gratuité des frais de dossier !

Enfin, n'oubliez pas que l'État a également mis en place un Prêt Étudiant en partenariat avec certains établissements bancaires, dont le montant peut s'élever jusqu'à 15 000 € (7) . Ce dernier fonctionne comme un crédit à la consommation et l'État est garant du prêt. Son taux d'intérêt est fixé librement par la banque partenaire.

Outre ces astuces, il est également possible d'anticiper le coût des études. La solution : ouvrir dès le plus jeune âge une assurance-vie à votre enfant. Avec des rendements plus intéressants que les livrets et une fiscalité avantageuse, cette dernière pourra être débloquée par l'étudiant une fois arrivé à sa majorité.

Source : YouLoveWords.com
Crédit Visuel : Martin Dimitrov