L’effondrement de la Bourse chinoise, le risque grec, l’affaire Volkswagen et l’interventionnisme des banques centrales ont eu une influence importante sur le CAC 40. L’indice parisien a ainsi repris 8,5 % sur l’année 2015. État des lieux.

Un premier semestre marqué par le quantitative easing de la BCE

Dans une situation politique instable, la Banque Centrale Européenne (BCE) avait indirectement dopé le marché en annonçant une démarche de quantitative easing (ou "assouplissement quantitatif") en début de second trimestre.

Cette méthode non conventionnelle vise à réinjecter des liquidités dans l’économie réelle. La BCE rachète massivement des obligations d’États aux institutions financières, qui disposent donc d’argent frais à réinvestir dans l’économie.

Le 27 avril 2015, l’indice CAC 40 avait ainsi bondi de 23 % par rapport au 31 décembre 2014, à plus de 5 260 points.

Un second semestre perturbé par l’incertitude économique

L’année 2015 s’achève toutefois sur une progression inférieure à 10 %, les deux trimestres suivants ayant vu l’indice plonger d’environ 10 %. Plusieurs raisons sont venues freiner cette avancée :

  • La crise grecque de début juillet 2015, où la tenue d’un référendum cumulée à l’absence d’accord avec les créanciers du pays ont réactivé les craintes de sortie de l’euro et de non remboursement de ses dettes.

  • Le crash financier en Chine, où les marchés se sont effondrés de plus de 40 % en quelques jours cet été.

  • L’affaire des logiciels frauduleusement installés sur les véhicules Volkswagen, qui a largement déstabilisé les investisseurs.

Les interventions des banques centrales, qu’il s’agisse de la BCE ou de la FED, banque centrale américaine, ont toutefois contribué au maintien des cours en jouant sur les taux ou les rachats.

Des introductions mitigées

Malgré un début d’année plutôt optimiste, seules 15 introductions en Bourse ont eu lieu en 2015, contre 18 l’année précédente, avec des réussites très disparates. Showroomprivé, par exemple, se décote de 10 % pour son introduction cette année. L’immense majorité des introductions ont concerné des sociétés de l’industrie ou de la santé. Autre fait marquant, la sortie d’EDF de la cotation.

Il est à noter que les introductions ne suscitent plus de mouvements aussi importants que par le passé. Les ordres passés sur les nouveaux venus sont globalement restés "sages".

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L’indice principal de la place financière de Paris, le CAC 40, finit donc une année faite de hauts et de bas, bousculé par de nombreux événements.

Si certaines valeurs ont connu une très forte embellie (+ 60 % pour Peugeot, + 55 % pour Renault, + 50 % pour Airbus), d’autres ont été sérieusement mises en difficulté. On pense notamment au groupe Lafarge-Holcim (- 35 %), Engie (ex-GDF Suez, -15 %) ou encore Schneider Electric (-10 %).

Le champion pétrolier Total a, quant à lui, terminé l’année comme il l’avait commencée ou presque, impacté par le prix très faible du baril, tombé en deçà du seuil de 40 dollars.

Source : YouLoveWords.com