Depuis sa création, le bitcoin suscite bien des interrogations. D’une part, un nombre croissant d’e-commerçants accepte ce mode de paiement, du fait de la faiblesse des frais de transaction, inférieurs à 2 %. De l’autre, certains pays comme la Thaïlande ou la Russie l'interdisent formellement. Alors, faut-il faire confiance aux bitcoins ?

Qu'est-ce que le Bitcoin ?

Le Bitcoin est une monnaie électronique créée en 2009 par Satoshi Nakamoto, dont la production virtuelle est limitée à 21 millions d’unités, ce qui explique en partie la brutalité de l’évolution de ses cours, capables de s’envoler ou de s’effondrer en peu de temps.

Ainsi, de 2009 à 2013, 50 bitcoins étaient émis toues les 10 minutes. De 2014 jusqu’à fin 2016, ce sont 25 bitcoins qui seront créés toutes les 10 mn. Ce nombre sera encore réduit par la suite.

À quoi servent les Bitcoins ?

Cette crypto-monnaie peut s'échanger sur Internet contre d'autres monnaies comme l'euro ou le dollar. Pour s’en procurer, il suffit de vous connecter sur une des nombreuses plateformes de change en ligne. Vous pouvez alors échanger avec des internautes sur des sites spécialisés ou encore les acheter directement contre des euros ou des dollars.

Ces transactions se font en dehors des réseaux bancaires classiques, ce qui confère au bitcoin son anonymat et sa popularité, mais aussi ne vous protège pas contre d’éventuelles fraudes. De même, aucune réglementation ne couvre les pertes dues à la cessation d'activité d'une plateforme tradant les bitcoins.

Il vous est également possible de régler vos achats en ligne avec le bitcoin. Il n’existe toutefois aucune réglementation homogène et les commerçants sont libres de l’utiliser ou non. Par exemple, en France, Monoprix avait envisagé un temps de l’accepter en caisse avant de faire machine arrière.

Il est donc possible de se servir de cette monnaie virtuelle comme de votre carte bancaire ou encore de votre compte Paypal. Toutefois, gardez à l’esprit que le bitcoin ne garantit aucun remboursement en cas de litige.

Est-il possible d’anticiper la valeur des bitcoins ?

Aucune autorité institutionnelle (ou banque centrale) ne gère cette monnaie. La valeur des bitcoins n'est donc régie que par l'unique loi de l'offre et de la demande sur des places de marchés spécialisées. Ainsi, le bitcoin s’échangeait à près de 1 250 $ l'unité à la fin de l’année 2013 avant de voir sa cotation redescendre à un bien plus sage niveau de 418,10 $ au 30 mars 2016.

Bien que de nombreuses grosses sociétés investissent aujourd’hui dans le bitcoin, les experts restent très divisés quant à l’évolution de sa valeur. Certains prévoient une nouvelle flambée de la monnaie en 2016, en réponse à la réduction de sa production. D’autres, plus frileux, redoutent une chute définitive de sa valeur et la raréfaction de son utilisation.

De même, il ne semble pas véritablement exister de modèle ou de constantes permettant de prévoir la valeur du bitcoin, même si un lien a parfois été identifié entre sa valeur du bitcoin et la couverture médiatique dont il bénéficie. Pour faire simple, la demande augmenterait lorsque les médias se mettent à parler du bitcoin, ce qui fut le cas en 2013.

Investir dans les bitcoins est donc avant tout un véritable pari, sa valeur restant très volatile et totalement virtuelle.

Vers la régulation du bitcoin ?

Il n’est toutefois pas impossible que les pouvoirs publics se penchent sur des mécanismes de régulation le concernant. Suite aux attentats de Paris du 13 novembre 2015, les ministres des Finances du G7 ont annoncé réfléchir à des solutions permettant d’éviter le financement d’opérations terroristes via les monnaies virtuelles.

Bien qu’un rapport d’Europol, paru en janvier 2016, indique qu’aucune preuve du recours aux monnaies virtuelles par des organisations terroristes n’ait pour l’heure été apportée, il est probable que leur régulation soit placée à l’agenda politique des prochaines années. Affaire à suivre.

Source : YouLoveWords.com

Crédit visuel : Petar Chernaev / iStock