En fin de carrière, vos revenus sont au plus haut. Parallèlement, vous ne bénéficiez plus du quotient familial si vos enfants ont pris leur autonomie. Il devient alors urgent de défiscaliser pour éviter d’alourdir votre feuille d’impôt.

Pour défiscaliser à la retraite, deux stratégies complémentaires s’offrent à vous : miser sur les placements traditionnels (immobilier, assurance-vie) ou souscrire des produits spécifiques. Comme souvent, une approche équilibrée s’avère la plus judicieuse.

Défiscalisation immobilière et assurance-vie : deux incontournables

De nombreux dispositifs permettent de bénéficier d’avantages fiscaux en investissant dans l’immobilier neuf ou ancien : Pinel, Censi-Bouvard, Malraux, monuments historiques,etc.

Attention toutefois à ne pas voir l’arbre qui cache la forêt :

Un grand classique de la défiscalisation à la retraite est également l’assurance-vie, qui conserve de sérieux atouts. Mieux encore, le Premier ministre Édouard Philippe a déclaré au journal Les Échos le 12 juillet 2017 que la fiscalité avantageuse de l’assurance vie ne serait pas remise en cause. La mise en place d’une flat tax de 30 % sur les revenus de l’épargne ne concernera que les nouveaux flux d’investissement au-delà de 150 000 €.

L’avenir nous dira si les futures réformes (augmentation de la contribution sociale généralisée, création d’une flat tax) viendront ou non alourdir la fiscalité du placement préféré des Français… derrière l’immobilier locatif.

Perp, article 83 : des avantages fiscaux pour les salariés

En complément des placements traditionnels, vous pouvez, au cours de votre carrière de salarié, être amené à souscrire des produits spécifiquement dédiés à l’épargne retraite :

  • Le plan d’épargne retraite populaire (Perp). Son principal atout ? Il n’entre pas dans le calcul du plafond global des niches fiscales. Créé en 2003, ce produit a pour but d’encourager le financement individuel des retraites. Son principe est des plus simples : vous versez sur le plan des sommes qui sont bloquées jusqu’à la liquidation de la retraite. À cette date, vous bénéficiez d’une rente viagère. Les versements et primes sont déductibles. Utile uniquement dans le cadre d’une stratégie de long terme !
  • Les contrats retraite article 83. Ce dispositif offre un peu moins de liberté que les précédents dans la mesure où c’est l’employeur qui détermine le collège des bénéficiaires et le taux de cotisation. Vous avez tout de même une latitude pour choisir les fonds sur lesquels vous investissez vos cotisations. Les rentes viagères bénéficient d’un abattement de 10 %. Un bon complément à notre système de retraite par répartition puisque ce dispositif repose sur la capitalisation.

Contrats Madelin : un plus pour les indépendants

Les contrats Madelin permettent aux travailleurs non salariés de déduire leurs cotisations pour se constituer une retraite complémentaire ou des garanties de prévoyance complémentaire. La carotte fiscale est fonction des revenus perçus au cours de l’année par les travailleurs non salariés : ils peuvent ainsi déduire de leur revenu professionnel imposable les cotisations Madelin d’un contrat de retraite.

  • Si leurs revenus professionnels sont inférieurs au plafond annuel de la sécurité sociale (PASS, établi à 39 228 € en 2017) : il leur est possible de déduire ses cotisations Madelin de leur revenu professionnel dans la limite de 10 % du montant de ce plafond, soit 3 922,8 €.
  • S’ils sont supérieurs au Pass, les cotisations Madelin sont déductibles dans la limite de de 10 % des revenus dans la limite d’un montant égal à 8 fois le PASS. Une limite augmentée par le fait que la fraction comprise entre 1 et 8 fois le PASS fait l’objet d’une déduction de 15 % supplémentaires.

Les prestations sont versées sous forme de revenu de remplacement ou de rente viagère. Des contrats qui peuvent fortement vous intéressés si vous êtes un travailleur indépendant. À vous de faire votre choix !

Source : YouLoveWords Crédit Visuel : AleksandarNakic/ iStock