La Française des Jeux marque le retour des grandes privatisations

La Française des Jeux marque le retour des grandes privatisations

Avec la privatisation de la Française des Jeux, le gouvernement espérait un large succès populaire. Les Français ont ainsi pu participer à la privatisation de cette entreprise emblématique en achetant des actions, pour un montant fixé à 19,90 euros pour les investisseurs particuliers, entre le 7 et le 19 novembre derniers. Suite à cela, l’action FDJ a été cotée en Bourse le 21 novembre et a ouvert en très forte progression.

La Française des Jeux marque le retour des grandes privatisations

Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, a affiché sa volonté de tout mettre en œuvre pour que la privatisation de la Française des Jeux (FDJ®) « soit un succès populaire et que le plus grand nombre y participe » . Avec cette opération, le gouvernement comptait bien relancer l’actionnariat populaire qui a fortement reculé au cours de ces dernières années.

Investir dans la Française des jeux, est-ce une bonne idée ?


À Bercy, au ministère des Finances, tout le monde rêve de réitérer le succès des grandes opérations réalisées dans les années 1990 et 2000 par les gouvernements Balladur et Jospin. Toutes les privatisations n’ont pas été une bonne affaire pour les épargnants et certains d’entre eux se souviennent encore de Suez en 1988, de France Télécom en 2004 et plus récemment d’EDF. Cependant, ces exceptions mises à part, les autres grandes opérations d’ouverture du capital des sociétés publiques avaient suscité un énorme engouement et avaient, dans l’ensemble, donné lieu à de bonnes performances boursières. Ce fut notamment le cas de l’entrée en Bourse de sociétés, comme TF1, l’UAP, Renault, Safran, EADS, ou encore les grandes concessions autoroutières (aujourd’hui regroupées autour de Vinci et Eiffage). À noter tout de même que les performances passées des valeurs boursières ne préjugent jamais de leurs performances futures.

Avec la Française des Jeux, le gouvernement a mis toutes les chances de son côté : il s’agit d’une société solide et en croissance, peu concernée par les inquiétudes suscitées par le ralentissement du commerce mondial. Les 25 dernières années, les paris des joueurs (sport et jeux d’argent) ont progressé de 5% par an, en moyenne. Ils ont plus que doublé depuis 2000, pour atteindre un montant total de 15,8 milliards d’euros au titre de l’exercice 2018. Avec un objectif de distribution de 80% du résultat net dès 2020, FDJ® promet aussi une politique de dividendes attractive à ces futurs actionnaires en plus du bonus d’une action gratuite accordée à ceux qui ont passé des ordres de type A1 lors de l’introduction en Bourse et qui ont reçu au moins 10 actions à l’issu de la privatisation à condition de les conserver au moins dix-huit mois. Cependant, si ces éléments peuvent paraître rassurants, il faut toutefois garder en tête que comme tout produit boursier, l’achat d’actions de la Française des Jeux présente un risque de perte en capital.

L’État conservera 20% du capital de la Française des Jeux


Les pouvoirs publics gardent un contrôle étroit sur l’activité des jeux et la gouvernance de la Française des Jeux. Un commissaire du gouvernement sera nommé au conseil d’administration de la société pour s’assurer de l’application de la réglementation en vigueur pour les jeux. L’État qui contrôlait 72% de l’entreprise a ramené sa part à 20%. Il dispose d’un droit d’agrément sur tout actionnaire qui dépasserait le seuil de 10% du capital de la société. L’objectif était de vendre 20% des actions au grand public, 5% aux salariés et de réserver le solde aux investisseurs institutionnels.

L’État, pour sa part, conserve l’intégralité des recettes fiscales et sociales versées par la Française des Jeux.

L’entrée en bourse de la FDJ : une opération test pour l’État français


La privatisation de la Française des Jeux avait valeur de test pour le gouvernement. Au-delà du milliard d’euros attendu par l’État suite à la mise en vente d’une partie de ses titres, il avait tout intérêt à s’assurer d’un franc succès pour préparer les étapes suivantes : la mise en vente, probablement en 2020, de ses participations dans le capital d’Aéroport de Paris et d’ENGIE.

Source: Le Particulier, novembre 2019.

Crédit visuel : SARINYAPINNGAM

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