Les grandes crises boursières

Les grandes crises boursières

Vous avez l’impression que les crises boursières sont un éternel recommencement. Vous n’avez pas tout à fait tort. Retour sur les principaux krachs qui émaillent notre histoire, depuis la tulipomanie au XVIIe siècle jusqu’au Covid-19.

Les grandes crises boursières de l’histoire

Les marchés actions sont connus pour leur volatilité. Et la variation des cours boursiers est notamment un point de friction très sensible en France : c’est l’aversion au risque. Il faut dire que les krachs ne manquent pas de frapper les esprits et aboutissent parfois à une lourde récession économique.

Quand un bulbe de tulipe valait 250 tonnes de beurre

Première crise boursière en 1635 venue des Pays-Bas, la tulipomanie désigne l’épisode de bulle spéculative autour du cours des bulbes de cette fleur si prisée par les riches marchands. Tout le monde en veut ! Le prix du contrat de bulbe s’envole jusqu’à dix fois le salaire annuel moyen d’un artisan. Mais, en février 1637, les acheteurs désertent (d’autant que la peste bubonique sévit) : c’est le krach, les prix des contrats s’effondrent laissant les détenteurs ruinés.

Jeudi noir, la frénésie injustifiée des marchés

La crise de 1929 démarre aux Etats-Unis puis se propage en Europe. Alors que l’économie s’essouffle, les investisseurs empruntent massivement pour acquérir des actions. Le volume de fonds prêtés par les banques enfle, dopant les cours boursiers jusqu’au krach du 23 octobre : -22,6% pour le Dow Jones(1) ! En trois ans, les marchés cèdent 87% provoquant défauts de paiement et faillites des banques(1). Ces dernières réclament leur argent placé en Europe, diffusant la crise sur le Vieux-Continent et la chute des principales places boursières mondiales.

Le pétrole, arme géopolitique

Un choc pétrolier survient en 1973 ce qui fait bondir les prix du baril. Les pays arabes producteurs usent du prix de l’or noir pour infléchir la géopolitique américano-israélienne durant la guerre du Kippour. L’offre se tarit provoquant en cascade une inflation dans les économies occidentales, une hausse des prix de consommation, la faillite des entreprises, une ascension de la courbe du chômage et l’endettement des Etats. En France, c’est la fin des Trente Glorieuses.

L’impact de la Guerre du Golfe

Août 1990 : début de la Guerre du Golfe suite à l’invasion du Koweït par l’Irak. Une coalition internationale intervient militairement pour libérer l’émirat. Moins dépendantes du pétrole du Golfe, les économies occidentales fragilisées s’enfoncent pourtant. Aux Etats-Unis, une crise bancaire éclate avec la faillite généralisée du système des caisses d’épargne. Les investisseurs perdent énormément d’argent sur le marché immobilier et foncier. Les déficits se creusent et le Japon, moteur de croissance internationale, entre durablement en déflation.

Bulle internet, de la flambe à la ruine

L’euphorie internet booste les sociétés informatiques et de télécommunications, les fameuses et nombreuses start-up du début du XXIe siècle. Le Nasdaq quintuple en cinq ans. Mais cette valorisation est un leurre : les rentrées d’argent de ces sociétés sont dérisoires par rapport à leurs dépenses. 2000 : les premiers analystes financiers dénoncent cette fuite. La bulle internet éclate. Tous les profits générés disparaissent, tout comme des milliers d’emplois. Avec les attentats du 11 septembre 2001, les épargnants privilégient l’immobilier…plantant les graines de la prochaine crise.

Subprimes : les crédits hypothécaires à haut risque

Années 2000, Etats-Unis : des millions de foyers modestes accèdent à la propriété via des prêts hypothécaires à taux variables qui grimpent quand le prix du logement baisse. En 2006, les taux d’emprunt remontent, l’immobilier s’effondre, les défauts de paiement pullulent. Les biens immobiliers à faible valeur ne couvrent pas les organismes prêteurs qui font faillite, établissements dans lesquels les banques ont investi. Elles compensent les pertes en vendant leurs actions ce qui entraîne la chute des cours boursiers, banqueroutes et contagion à toute l’économie.

Quand un virus provoque une crise sans précédent

La crise boursière de 2020 est déclenchée par une pandémie mondiale au début de l’année. Tour à tour, l’Asie, l’Europe et l’Amérique sont contaminés, obligeant les gouvernements à instaurer le confinement. L’économie, déjà fragilisée (tension USA-Chine, chute des cours du pétrole), se bloque. Malgré les politiques des banques centrales, les marchés boursiers dévissent. Partout, la production s’arrête, précipitant nombre de travailleurs vers le chômage. Néanmoins, les marchés ont rapidement retrouvé leurs cours d’avant crise mais cette dernière se fait de plus en présente dans l’économie réelle avec progression du chômage ces derniers mois.

Source: Webedia, Août 2020.

Crédit visuel : filadendron, Gettyimages.

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