Qu’est-ce qu’un Bear Market ?

Dans le monde de la bourse comme dans la vie, il y a des hauts et des bas. En l’occurrence, en cas de baisse marquée et prolongée d’un actif en bourse, on parle parfois de Bear Market. Découvrez-en plus sur cette notion qui cache des caractéristiques bien précises.

L'investissement en bourse comporte un risque de perte totale ou partielle du capital investi.

Qu’est-ce qu’un Bear Market ?

Le Bear Market, un terme pour désigner un marché baissier

Terme venu de la culture anglo-saxonne que l’on peut traduire par « marché ours », le Bear Market désigne un marché sur lequel la tendance des cours est à la baisse. En d’autres termes, ce terme est utilisé lors d’une période (aussi dite phase de marché) qui voit les baisses de prix de valeurs cotées persister. On peut parler de Bear Market pour évoquer la baisse de prix de différents actifs, dont typiquement les actions, les obligations, les cryptomonnaies ou encore les matières premières (or, pétrole, argent). De manière générale, on notera tout de même que l’expression est principalement associée à des baisses sur un marché global ou à un indice en particulier, comme le CAC 40 ou le BEL 20.

Le Bear Market tient son nom du fait que l’ours est un animal qui se bat en donnant des coups de griffe du haut vers le bas, ce qui illustre bien le mouvement du marché baissier. Mais attention, le Bear Market n’est pas un terme à utiliser à la moindre baisse de prix : on considère qu’un marché est baissier à partir du moment où l’indice boursier ou un grand nombre d’actifs ont perdu 20% ou plus par rapport aux sommets les plus récents pendant une période de deux mois au minimum. Il faut donc une chute importante, prolongée et incessante du prix pour pouvoir évoquer ce terme boursier. Une chute qui est souvent alimentée par un pessimisme sur le marché avec une perte de confiance généralisée des investisseurs et/ou par un déclin de l’économie mondiale, notamment lors d’une récession par exemple.

En pratique, des éléments comme une forte hausse du chômage, une guerre ou encore l’apparition d’une pandémie peuvent provoquer un Bear Market. Ainsi, au printemps 2020, après le début de la pandémie de Covid-19, les actions du monde entier ont plongé dans un Bear Market, provoquant alors un krach boursier mondial. Aussi, au printemps 2022, Wall Street est temporairement tombée en Bear Market à la suite de craintes sur l’inflation et le risque de récession aux Etats-Unis. Dernier exemple pour illustrer cette notion, une période prolongée de Bear Market a touché l’indice S&P 500 entre 2007 et 2009, pendant la crise des subprimes : elle a duré 17 mois au total, avec un indice qui a chuté de plus de 50% sur la période.

Les caractéristiques principales d’un Bear market

La phase de Bear Market, qui peut durer plusieurs mois mais aussi plusieurs années, fonctionne en opposition au Bull Market, qui désigne à l’inverse un marché haussier. On peut généralement la découper en quatre temps majeurs.

La première phase de ce type de tendance est caractérisée par des prix élevés et une forte confiance des investisseurs dans le marché, avant que ces deux éléments ne baissent progressivement.

Lors de la deuxième phase, une chute des prix se fait ressentir, avec des rendements qui baissent alors à leur tour et des indicateurs qui signalent une tendance baissière. Les acteurs du marché cherchent alors à vendre au plus vite leurs actifs pour minimiser leurs pertes, ce qui provoque une baisse encore plus importante des prix.

La troisième phase est marquée par l’entrée de spéculateurs sur le marché, qui commencent à racheter des titres car ils anticipent une hausse à venir des prix. La demande augmente alors, ce qui ralentit progressivement la baisse des prix.

Enfin, la dernière phase du Bear Market est marquée par un optimisme grandissant sur le marché. Les prix, qui restent en baisse mais moindre désormais, et les bonnes nouvelles entourant le marché attirent de nouveau les investisseurs et un cercle vertueux se (re)met en place, en menant vers une phase de hausse : un Bull Market.

Ce que le Bear Market implique pour les investisseurs

Face à une telle situation, différentes stratégies sont envisageables et c’est à l’investisseur de faire son choix.

Il peut par exemple avoir la tentation de “shorter” des titres en baisse, ce qui signifie vendre des titres empruntés auprès d’un courtier et les racheter ultérieurement, à un prix inférieur à celui de la vente. En d’autres termes, il s‘agit d’une vente à découvert. Mais attention, ce type de transaction comporte des risques de perte importants.

Autre possibilité, il peut aussi vouloir utiliser des Exchange Traded Funds (ETF), qui ont pour mission de répliquer les variations des indices boursiers. Mais là encore, il s’agit de supports financiers qui présentent un risque de perte en capital.

Ou encore préférer miser sur des placements plus sécurisés, appelés les valeurs refuges, qui impliquent moins de risques et donc moins de rendement et qui peuvent potentiellement vous aider à protéger votre capital pendant cette période de trouble.

Les informations transmises dans cet article ont un caractère purement informatif et ne sauraient être considérées comme un conseil délivré par Fortuneo (juridique, fiscal, investissement ou autre).

Sources: Jellyfish, Octobre 2022
Crédit visuel: Liza Summer, Pexles

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