On a souvent tendance à opposer les investissements en actions et en obligations : les premiers seraient volatils, mais lucratifs ; les seconds correspondraient à une gestion prudente de type « bon père de famille ». Cela est en partie vrai. Mais certains mythes concernant les actions et obligations doivent être déconstruits.

Toutes les obligations ne sont pas 100 % sécurisées

Les obligations d’État – à savoir les titres de la dette – de pays comme les États-Unis, l’Allemagne, mais aussi la France sont considérés comme les placements les plus sûrs du monde. Toutefois, prenez garde à l’inflation : si son taux est supérieur au rendement de vos obligations, votre investissement ne vous rapportera pas, à argent constant. Toutefois, la qualité principale d’un placement en obligations d’État n’a pas de prix : votre placement est tout à fait sécurisé et votre argent est à l’abri.

En revanche, il n’en va pas de même pour toutes les obligations. Certaines obligations sur les créances de sociétés sont risquées si ces dernières déposent le bilan : le créancier ne récupère souvent qu’une partie de son investissement, ce qui est toujours mieux que l’actionnaire, qui perd tout. De même, le rendement peut s’avérer inférieur à celui prévu si les obligations sont remboursées avant échéance. Bien que très sûres, il est donc important d’étudier attentivement la constitution de son portefeuille d’obligations afin d’éviter d’éventuelles déconvenues.

Malgré les aléas, les placements en actions restent rentables à long terme

Un graphique publié par la banque d’investissement JP Morgan en 2015 compare les rendements des actions, obligations et portefeuilles partagés depuis 1950. Sur un an, le rendement d’un portefeuille constitué exclusivement d’actions oscille entre +51% au maximum et -37 % au minimum. En revanche, en conservant vos actions 5 ans, la perte maximale est de 2 %, et le gain maximal de 28 %. Lorsque vous gardez vos actions durant 20 ans, il n’est plus question de pertes éventuelles : les actions se valorisent entre 6 et 18 %.

Plus intéressant encore : sur les placements à un an, les obligations sont nettement moins risquées (perte maximale de -8 %, gain maximal de 43 %). Toutefois, à partir d’une durée de conservation de 5 ans dans votre portefeuille, les risques de moins-value ou de faible plus-value sont quasi équivalents à ceux des actions. Le même graphique démontre également les avantages de détenir un portefeuille diversifié et où les fonds sont investis à part égale entre actions et obligations.

Un portefeuille diversifié pour maîtriser rendements et risques.

2015 constitue une année charnière pour vos investissements : depuis 2012, le CAC40 est reparti sur une tendance à la hausse, malgré une stagnation en 2014. Depuis le 1er janvier 2015, sa cotation a augmenté d’environ 20 %, ce qui devrait à première vue vous inciter à acquérir une plus forte part d’actions dans votre portefeuille.

Gardez toutefois à l’esprit qu'une telle hausse ne va pas sans poser certaines questions : l’incertitude politique en Grèce est un facteur de trouble, la crise financière chinoise laisse présager un ralentissement du moteur de l’économie mondiale, le niveau extrêmement bas des cours du pétrole ne saurait durer éternellement, la consommation européenne reste stagnante et l’inquiétude enfle au sujet d’une nouvelle bulle spéculative à Wall Street, où le S&P 500 bat record sur record.

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Soyez à l’écoute des frémissements des marchés financiers et restez pourvus en obligations afin d’amortir une éventuelle baisse brutale des cours.

Source : YouLoveWords.com