Faut-il investir dans les start-up ou dans une PME ?

Faut-il investir dans les start-up ou dans une PME ?

Aujourd’hui, investir dans une start-up n’est plus une affaire réservée qu’aux experts de la finance ou aux investisseurs fortunés. Tout le monde peut potentiellement apporter des fonds à des jeunes pousses en pleine phase de développement. Mais il faut bien garder en tête qu’il s’agit d’un pari risqué.

Les bonnes raisons d’investir dans une start-up et dans une PME

Pour les TPE et les PME qui se lancent, il peut être difficile d’accéder à des financements. C’est pourquoi le rôle des épargnants est capital pour soutenir et aider les jeunes, petites et moyennes entreprises à fort potentiel à se développer dans les meilleures conditions.

Spécificité française, les PME tricolores souffrent d’un manque de fonds propres pour atteindre une taille critique : les fameuses ETI (entreprise de taille intermédiaire) qui assurent, par exemple, la puissance exportatrice de notre voisin allemand. Pour rattraper notre retard, depuis plusieurs années, l’Etat incite les particuliers à investir dans les PME non cotées en offrant des avantages fiscaux. Ainsi, en montant au capital d’une PME, vous pouvez obtenir, sous réserve de respecter les conditions prévues par la réglementation, une réduction d’impôt de 18 % du montant investi dans la limite de 50 000 euros (ou 100 000 euros pour un couple marié ou pacsé soumis à une imposition commune)1.

Investir dans une start-up, c’est une démarche citoyenne : les fonds que vous apportez peuvent permettre de créer des emplois et de la valeur ajoutée à l’économie française. Aussi, si vous aimez les aventures pleines de surprises et de défis qui s’écrivent jour après jour, ce type d’investissement peut être fait pour vous. Cela vous permettra de suivre un projet de près et de contribuer directement à son succès. Mais attention, investir dans de jeunes pousses au business model pas toujours bien établi comporte un risque élevé de perte en capital.

En marge de cela, le fait d’apporter des financements dans des start-up comporte un autre atout majeur. Lequel? La perspective de réaliser des plus-values (même si ce n'est pas garanti).

Les risques à connaître

Les différentes raisons qui vous donnent envie d’investir votre épargne dans des start-up ne doivent pas pour autant vous faire oublier le risque majeur de ce type d’investissement : le retour sur investissement est loin d’être garanti. En cas de faillite de l’entreprise dans laquelle vous avez investi votre capital, vous risquez de perdre une partie voire la totalité de la somme investie. Ce risque est par ailleurs d'autant plus important qu'il ne s'agit pas d'une entreprise déjà établie. Les raisons : les start-up sont souvent des entreprises innovantes sur des marchés encore parfois balbutiants et leur business model, c’est-à-dire la capacité à générer des revenus, reste souvent à construire et à adapter.

Par ailleurs, même si vous pensez que votre investissement est rentable, vous devez savoir que cette rentabilité ne pourra être mesurée que lors de la cession de la start-up ou lors de la vente de vos parts. Autrement dit, les résultats de votre investissement ne seront visibles que sur le moyen ou le long terme. Les premiers mois et même années de la vie d’une start-up sont marqués par des besoins en fonds propres élevés pour développer ses produits. Ce n’est qu’une fois le produit abouti que ces entreprises innovantes peuvent le commercialiser à condition qu’il existe réellement des débouchés commerciaux. La technicité des produits et les mises de fonds nécessaires au démarrage obligent aussi souvent ces entrepreneurs à avoir dès le départ une vision internationale dans leur stratégie de commercialisation, le marché domestique français étant bien souvent trop petit.

La marche à suivre pour sauter le pas

Si vous souhaitez investir dans des start-up et dans des PME, plusieurs moyens s’offrent à vous. On distingue principalement 3 parcours différents, en marge de l’acquisition directe de parts du capital d’une PME ou d’une start-up. Vous pouvez passer par :

  • Un fonds d’investissement de proximité (FIP) ou un fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI), qui vous permet d’investir votre argent en profitant d’avantages fiscaux, grâce à une possible réduction d’impôt et une exonération d’impôt sur les plus-values, sous certaines conditions 2. Le FIP est dédié au développement de PME régionales tandis que le FCPI est dédié aux PME et PMI innovantes.

  • Le plan d’épargne en actions-PME (PEA-PME), qui est un dispositif qui vous permet d’acquérir des titres de petites et moyennes entreprises ainsi que d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) et qui vous permet de bénéficier des mêmes avantages fiscaux que le PEA, sous conditions3. Il s’agit dans ce cas d’entreprises déjà bien établies.

  • Le crowfunding, qui s’adresse essentiellement aux particuliers qui souhaitent financer des start-up par l’intermédiaire d’une plateforme de collecte. Cette modalité permet d’investir de petites sommes mais, dans ce cas, l’investisseur a souvent peu d’influence en termes de décision et le risque de perdre son capital est particulièrement important.

Source: Webedia, Septembre 2020.

Crédit visuel : Thomas M. Barwick INC, Gettyimages.

On vous conseille aussi

DÉCOUVREZ L’OFFRE BANQUE EN LIGNE FORTUNEO

Vos opérations courantes en ligne sont gratuites*

  • Pour l’ouverture, la tenue et la clôture de compte.
  • Cartes bancaires * , chéquiers, bordereaux de remise de chèques **, virements et prélèvements SEPA **.
  • Paiements et retraits illimités dans toute la zone euro - dans la limite des plafonds de la carte bancaire.
Fortuneo désignée Banque la moins chère
Pour les profils « jeune », « employé », « cadre », « cadre supérieur », « commerçant » et « chef d’entreprise ». (Capital/Panorabanque.com, n°1 ex-aequo, septembre 2020)