Après les fortes turbulences liées au Brexit, les OPC (Organismes de Placement Collectif) actions sont redevenues très attractives cet automne. En septembre, elles affichaient même une performance en hausse de 4,2 % (1) sur un an.

SICAV, FCP, FIP, FCPI... Les OPC, autrefois appelés OPCVM, sont des produits d'épargne qui fonctionnent comme des fonds d'investissements. L'argent des épargnants est placé sur les marchés financiers et constitué en portefeuille de valeurs mobilières (actions, obligations...) géré par un professionnel. Les OPC constituent une option de choix pour compléter vos revenus ou préparer votre retraite, mais aussi simplement pour diversifier votre épargne. De plus, il existe plusieurs familles d'OPC qui correspondent à des niveaux de risques ou des formes juridiques différentes. Explications.

SICAV et FCP : les grands classiques

Les FCP (Fonds Commun de Placement) et les SICAV (Société d’Investissement en Capital Variable) sont les 2 produits phares des OPC. Ils reposent tout deux sur le principe de la gestion collective. Le travail de gestion du portefeuille de titres est confié à un gérant. Principale différence : les SICAV sont des sociétés anonymes quand les FCP sont des copropriétés de valeurs mobilières.

Les SICAV sont en effet des sociétés qui émettent des actions. En d'autres termes, un investisseur qui achète une part de SICAV devient un actionnaire. Il dispose d'une voix lors de l’assemblée générale et peut même être candidat au conseil d’administration. De leur côté, les FCP sont gérés par une société de gestion qui agit pour le compte des épargnants. Ces derniers ne disposent en revanche pas des droits des actionnaires.

FCPI et FIP : cap sur l'innovation

Les FCPI ( Fonds Commun de Placement dans l’Innovation) offrent la possibilité à des épargnants d’investir au moins 60 % de leurs actifs dans des entreprises et start-ups européennes jeunes, innovantes et non-cotées. Le reste est placé dans des SICAV plus sécurisées. Le principal avantage est fiscal. En effet, l'équivalent de 25 % de la mise est déductible de l’impôt sur le revenu tant que l'investissement est réalisé pour une durée minimum de 5 ans.

Pour leur part, les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) fonctionnent comme les FCPI, à la différence qu'ils n'imposent pas de contraintes sectorielles. Seule condition : diriger au moins 10 % de la valeur investie vers des PME ou PMI qui ont moins de 5 ans d’existence et dont l’activité est située dans au moins 4 régions limitrophes.

Une multitude de familles d'OPC

Il existe ensuite de très nombreuses autres familles d'OPC. En voici quelques exemples :

  • Les OPC monétaires, qui se composent principalement de valeurs de court terme : titres de créances négociables, bons du Trésor ou encore obligations à court terme. S’il s'agit d'un placement relativement stable à moyen terme, il se révèle souvent assez peu rémunérateur.

  • Les OPC obligataires, qui comme leur nom l'indique, investissent dans des obligations ou titres de créance émis par des États, des collectivités locales, des entreprises... Elles peuvent offrir un bon équilibre risque / rendement à condition de les revendre à long terme.

  • Les OPC actions dont les portefeuilles sont constitués d'actions françaises, européennes ou internationales. Si leur rendement est élevé, le risque l'est davantage.

OPC : comment faire le bon choix ?

Si vous souhaitez investir dans un OPC, vous devrez prendre le temps de bien vous renseigner sur les différentes formules et pourquoi pas faire jouer la concurrence. Pour cela, vous pouvez demander à votre conseiller financier de vous remettre le « document d'information clé pour l'investisseur », également accessible sur le site de l’AMF.

Vous devrez prêter une attention particulière :

  • A la stratégie d’investissement, qui correspond à la politique mise en place dans le cadre de la gestion du fonds.
  • Au profil de risque, qui vous éclaire sur les risques potentiels.
  • Aux frais et autres commissions prélevés par le fonds.
  • Aux statistiques et indicateurs de performance du fonds sur plusieurs années.

Enfin, le « profil de l’investisseur », qui présente le profil de l'épargnant type ciblé pour tel ou tel produit, vous permettra d'avoir une idée sur la formule la plus adaptée à votre situation.

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Outil privilégié de la diversification de portefeuille, apprécié pour sa souplesse et ses nombreuses formules disponibles, l'OPC n'en reste pas moins parfois difficile à appréhender pour le novice. D’où l’importance d’être bien conseillé.

Source : YouLoveWords.com