Passer sa retraite au soleil fait rêver de nombreux Français. D'ailleurs, le phénomène prend chaque année de l'ampleur et 9,4 % des retraités hexagonaux vivaient à l'étranger fin 2013 ! Si près de 50 % d'entre eux étaient établis dans un autre pays de l'UE, 44 % ont opté pour l'Afrique.

Retour aux sources et recherche d'une meilleure qualité de vie

S'expatrier pour sa retraite peut répondre à un désir de retourner dans son pays d'origine. Reflet de ce constat, la carte de la provenance de l'immigration française de la deuxième moitié du 20ème siècle et celle des destinations privilégiées par les seniors se superposent. En 2013, l'Algérie figurait en tête avec ses 440 000 retraités, suivie de trois États européens : l'Espagne, le Portugal et l'Italie. Le Maroc, la Tunisie ou encore la Turquie faisaient également partie des 15 pays plébiscités par nos seniors.

C’est évidemment la recherche d'une meilleure qualité de vie qui motive aussi ces expatriés. Premier critère de choix : le climat ! Aux sept pays Méditerranéens cités s'ajoutent la Thaïlande, le Vietnam, Maurice ou encore le Sénégal au palmarès des destinations favorites. Et nombre de retraités qui n'ont pas forcément d'attaches avec leur nouveau pays d'accueil, ont simplement été séduits par le charme de sa douceur de vivre ou de ses habitants.

Enfin, l'émergence des compagnies aériennes low-cost et l'essor des nouvelles technologies dans le domaine de la communication ont fait reculer certaines craintes liées à l'éloignement géographique et familial.

Améliorer son pouvoir d'achat

Voici la deuxième motivation des seniors ! Preuve s'il en est, d'après la CNAV, les retraités expatriés sont en général plus modestes. Ils perçoivent une pension de base de 221 €, contre 621 € pour ceux restés dans l'hexagone.

Le coût de la vie des pays cités est souvent très inférieur à celui de la France. Le site Retraite-etranger.fr qui publie une étude annuelle sur le sujet affirme par exemple que la dépense moyenne d'un couple de retraités est 25 % moins élevée au Portugal qu'en France, voire trois fois inférieure dans certains pays comme la Thaïlande.

D’autres critères, notamment fiscaux, entrent en jeu. C'est par exemple le cas pour le Portugal où depuis le 1er janvier 2013, les retraités du privé y sont exonérés d'impôt sur le revenu pendant dix ans. Seule condition : se faire enregistrer dans le service local des impôts comme « résident non-habituel » et passer au moins 183 jours par an dans le pays. D'autres avantages, tels que l'absence de droits de succession, d'ISF, ou de problèmes de change, ont fait du Portugal le nouvel eldorado des retraités Français.

Préparer son départ et éviter les mauvaises surprises.

Le versement de la retraite, ou pension de réversion, reste assuré à la condition que les retraités expatriés transmettent leur nouvelle adresse à votre caisse régionale et, si besoin, communiquent tout changement de coordonnées bancaires. Ils doivent également envoyer chaque année à leur caisse de retraite un "justificatif d’existence" afin de percevoir leurs droits. S’ils ne seront plus prélevés de la CSG ou de la CRDS, ils s’acquitteront toutefois d'une cotisation d’assurance maladie de 3,2 %.

Autre élément à bien anticiper : la couverture médicale. Si la Sécurité sociale française couvre les retraités expatriés dans un pays de l'UE, ces derniers doivent adhérer à la Caisse des Français de l’Étranger pour toute autre destination.

Enfin, en ce qui concerne les impôts, il convient de se renseigner sur la convention fiscale en place entre la France et le pays d'accueil. Ceci permet d'éviter la double imposition des revenus. Il est important de rappeler sur ce plan qu'un retraité de la fonction publique restera obligatoirement imposé en France.

Source : YouLoveWords.com