Le Top 6 des placements financiers

Le Top 6 des placements financiers

Comment investir son épargne intelligemment ? Entre le besoin de sécuriser son capital investi et la recherche d’un minimum de performance sur le long terme, le choix n’est pas simple.

TOP 6 des placements financiers

« Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » : cette expression maintes fois martelée est toujours d’actualité. Mais trouver le bon équilibre dans l’allocation de ses actifs est difficile. L’important est de conserver son objectif d’investissement à moyen et à long terme pour éviter d’adopter une stratégie rythmée par l’émotionnel. C'est pourquoi il est important de connaître les principaux placements financiers à votre disposition.

1. Les actions

Une action représente une fraction du capital d’une entreprise. En détenant des actions, vous devenez ainsi propriétaire d’une partie de la société. Cela vous donne des droits comme celui de recevoir des dividendes, qui varient en fonction des résultats et de la politique de distribution de l'entreprise, et d’influer sur la politique générale de l’entreprise lors des assemblées générales d’actionnaires.

Mais comment procéder pour acheter des actions ? En souscrivant un Plan d’épargne en actions (PEA) ou un contrat d’assurance vie multisupport via les unités de compte qui présentent un risque de perte en capital, deux enveloppes à la fiscalité avantageuse(1) après quelques années de détention. Vous pouvez choisir entre une gestion libre ou une gestion sous mandat.

Attention, ce type d’investissement constitue néanmoins un investissement considéré comme l’un des plus risqués : le risque de perte en capital entre le moment de l’achat et celui de la revente des titres est ainsi particulièrement élevé. Votre capital n’est donc pas garanti.

C’est là qu’intervient la distinction entre un investisseur et un trader. Le trader tente des coups et voit à court terme, alors que l’investisseur vise un horizon d’investissement de dix à quinze ans. Pourquoi ? Parce qu’en misant à long terme, il lisse les fluctuations des cours des actions dans le temps.

2. Les obligations

La volatilité du cours des obligations est moins élevée que celle des actions sur le long terme. Moins volatiles, les obligations restent un investissement considéré comme relativement plus sûr que les actions même si le risque d’une perte en capital est réel. Pour rappel, une obligation est un titre financier coté en bourse, correspondant à un prêt à un Etat (par exemple la France) ou à une entreprise qui cherche à se financer.

Comme le risque de perte en capital peut être moindre que pour les actions, le potentiel de performance est également moins élevé.

Mais alors comment acheter des obligations ? En en détenant dans un contrat d’assurance-vie par exemple, ce qui permet de profiter de la fiscalité avantageuse(1) de ce produit. Libre à vous de choisir les modalités de gestion de vos actifs.

3. L'Assurance-vie

Avec 1 700 Milliard d’euros d’encours, 38 Millions de contrats, 58 Millions de bénéficiaires, c'est l’un des placements préférés des Français. (2) Généralement choisie pour la constitution d’une rente ou d’un capital en préparation de la retraite, elle est proposée par une compagnie d’assurance qui investit l’argent que vous lui versez afin de faire fructifier votre capital de départ. Avec un taux de rendement de 1,7 % en moyenne en 2018 l’assurance-vie reste à l'heure actuelle l’un des produits les plus intéressants du marché(3). Ce taux dépend cependant de chaque assureur et peut être plus ou moins attractif selon la compagnie. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.

4. L’immobilier

Être propriétaire de sa résidence principale ou d’un logement locatif est souvent un gage de sécurité. Dans un contexte de taux plutôt favorables, les acquéreurs peuvent ainsi emprunter une somme plus importante et ainsi :

  • Se constituer un patrimoine tangible et durable ;

  • Financer un bien immobilier dans le but d’en faire plus tard sa résidence principale, par le biais de l’investissement locatif ;

  • Chercher à améliorer son pouvoir d’achat par la perception de revenus complémentaires ;

  • Proposer un logement aux membres de sa famille contre un loyer attractif (ce que permet désormais de faire la loi Pinel).

Depuis plusieurs années, de nombreux dispositifs fiscaux (Pinel pour l’investissement locatif, Bouvard-Censi pour les résidences de services, Malraux pour l’investissement immobilier dans l’ancien avec travaux, etc.) accompagnent les candidats qui souhaitent investir dans l’immobilier.

Autre possibilité : Les SCPI ou Sociétés Civiles de Placement Immobilier. L’argent est ainsi investi dans des fonds qui investissent dans des locaux d’entreprises ou des murs de commerce en locatif. On parle de SCPI Bureaux, de SCPI Commerces, de SCPI spécialisées ou de SCPI diversifiées.

Attention, les frais de souscription élevés et la fiscalité (revenus soumis au titre des revenus fonciers) pèsent sur le potentiel rendement net. La disponibilité de l’épargne n’est pas non plus toujours simple.

L’épargnant a tout intérêt à dispatcher ses investissements dans plusieurs SCPI. Pourquoi ? Pour tenter de diluer les risques et tenter d’optimiser les rendements, puisque cela lui permet de ne pas dépendre d’une seule société de gestion, d’une seule zone géographique ou d’une seule catégorie de biens immobiliers.

L’investissement en SCPI présente des risques : ni le rendement, ni le capital investi ne sont garantis.

5. Le capital investissement

Le capital-investissement accompagne sur une durée déterminée des entreprises non cotées et leur apporte des fonds propres nécessaires pour financer des projets de croissance et de transformation. Auparavant réservé aux institutionnels, le capital investissement est désormais accessible aux particuliers qui peuvent souscrire des fonds dédiés éligibles à l’assurance vie.

Autre option : les fonds communs de placement à risque (FCPR) proposés par les sociétés de gestion, ouverts à partir de 5 000 à 10 000 euros, à condition de consentir à bloquer l’épargne durant une période prédéfinie (entre 7 et 10 ans). Ce type de placement sert à diversifier son portefeuille, car le cycle économique du non coté est dissocié de celui des actions en bourse.

A noter : Investir sur des actifs non cotés et donc peu liquides présente un risque de perte en capital, parfois élevé (en fonction de la stratégie du fonds). De plus, pour ne pas perdre l'exonération d'impôt sur le revenu, vous devez conserver les parts du FCPR pendant la durée du contrat. Le rachat de vos parts par le fonds peut dépendre de la capacité de ce dernier à céder rapidement ses actifs. Par conséquent, le rachat peut ne pas être immédiat ou s'opérer à un prix inférieur à la dernière valeur liquidative connue.

6. Le financement participatif

Les particuliers qui contribuent au financement d’un projet d’entreprise ou associatif ont l’impression de donner du sens à leur investissement.

Avant d’investir sur un projet, vérifiez l’agrément de la plateforme, sélectionnez l’investissement que vous souhaitez (prêts, investissements obligataires ou actions), évaluez la prise de risque, tout en sachant que l’épargne est bloquée sur une durée de quelques mois à quelques années. Le crowdfunding (financement participatif) immobilier5 (essentiellement dans le résidentiel) est plus porteur mais suscite des points d’attention : emplacement, avancement du projet, taux de marge et situation financière.

Source: Webedia, Août 2020.

Crédit visuel : LUIS ALVAREZ, Gettyimages.

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