Vous ne savez peut-être pas ce que signifie le terme anglais crowdfunding, mais en avez déjà entendu parler par des exemples concrets. Le navigateur Vincent de Broc a ainsi pu participer au Vendée Globe en 2008 grâce aux dons du public, en échange de l'inscription du nom des donateurs sur le bateau. De même, le cinéaste américain Zach Braff a ainsi bouclé en 2013 le financement de son second long-métrage, Wish I was here, en appelant à la bonne volonté de sa communauté de fans.

Le crowdfunding (que l’on pourrait traduire littéralement en "financement par la foule") revient à faire financer un projet par l’addition du versement de sommes modestes, multipliées par un grand nombre de contributeurs.

Les quatre types d'investissement participatif

  • Le don : il s’agit d’une somme d’argent donnée par une personne ou par une entreprise, le plus souvent à une association ou une ONG, afin de soutenir leurs actions. Les dons sont d’ailleurs défiscalisés à hauteur de 66 %, la réduction maximale d’impôts étant limitée à 20 % du revenu imposable.
  • Le don contre récompense : c’est une motivation incitative à participer à un projet puisque les personnes ou entreprises s’engagent à donner une contrepartie à la somme versée. À titre d’exemple, la société Econostrum proposait un accès gratuit à la partie payante de son site et la boxeuse Anissa Meksen des gants de boxe ou encore des séances de coaching.
  • L’investissement au capital des entreprises (equity) : des entreprises ou des personnes apportent une somme d’argent afin de soutenir un investissement ou un projet d’une société en échange de quoi elles seront détentrices d’un certain nombre de parts du capital. Si l’entreprise se développe et produit des bénéfices, les donateurs toucheront bien évidemment des dividendes à la hauteur de leur participation.
  • Le prêt participatif : des individus ou des entreprises vont prêter de l’argent à un porteur de projet, avec ou sans intérêts. Ces sommes devront bien sûr être remboursées dans les délais définis au moment de l’apport.

Investir dans les start-up et la vie économique du pays

Ces nouveaux modes de financement se développent et ont bousculé les habitudes des circuits classiques de la levée de fonds. En recherchant des financements par ce biais, les jeunes entreprises ont également l’occasion de se faire connaître et de communiquer sur elles et leur activité afin de gagner en visibilité. Pour les jeunes entrepreneurs, le crowdfunding est un test qui valide ou non l’opportunité de leur projet en situation de marché réel. Enfin, le crowdfunding permet évidemment de briser le verrou du financement, ce qui peut être particulièrement difficile lorsque l’on démarre sans un gros capital ou de réelles garanties bancaires.

Les investisseurs peuvent trouver divers avantages dans cette démarche : outre la dimension humaine, les investisseurs peuvent bénéficier de déductions fiscales grâce aux dispositifs IR PME et ISF PME (sur les projets éligibles) :

  • IR PME : un investisseur peut déduire 18 % des sommes investies dans le capital de PME françaises et européennes de son impôt sur le revenu.
  • ISF PME : un investisseur peut déduire 50 % des sommes investies dans le capital de PME françaises et européennes de son impôt sur la fortune.

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Ce système de financement participatif à destination des entreprises se développe sur Internet et de nombreuses plateformes y sont dédiées. Dans certains cas les frais prélevés par ces plateformes peuvent atteindre 10 %, mais d’autres sites, se plaçant dans une optique plus collaborative, n’en prélèvent pas. Ce modèle, en forte croissance, constitue une nouvelle possibilité de trouver de bons placements tout en donnant une dimension humaine à votre démarche et en soutenant l’économie et l’innovation nationales. Attention toutefois : tout investissement comprend une part de risque, et le crowdfunding n’échappe pas à la règle.

Source : YouLoveWords.com