Mise en place à la fin des années soixante, l’épargne salariale n’a cessé d’évoluer dans ses formes et ses différentes options, mais aussi dans ses versements.

Que veut dire le terme épargne salariale ?

Il s’agit des différents types de placements disponibles pour les salariés et qui leur permettent de se constituer un capital tout en participant au bon fonctionnement de l’entreprise.

Ils se divisent en trois grandes catégories : le Plan d’Épargne Entreprise (PEE), le Plan Épargne Interentreprises (PEI) et le Plan d’Épargne pour la Retraite Collective (PERCO).

Ces trois produits sont alimentés de différentes manières :

  • Par la participation ou l’intéressement versé aux salariés.
  • Par le versement volontaire avec ou sans abondement de l’entreprise.

Les deux premiers, PEE et PEI, ont une durée minimum de cinq ans, alors que le troisième, le PERCO, dure jusqu’à l’âge de la retraite. Il existe cependant de nombreux cas de déblocages anticipés.

L’épargne salariale : un placement qui a la cote

L’alimentation en fonds de ces placements exonérés d’impôts se poursuit. Après une baisse sensible à la fin des années 2000, du fait de la crise économique et financière, les 11 millions de Français qui peuvent en bénéficier ont repris leurs investissements. Leur objectif ? Se créer un capital sans passer par la case impôts.

Ainsi, sur le premier semestre 2015, près de 9 milliards d’euros ont été inscrits sur ces placements, issus principalement de la participation et de l’intéressement. Il convient de noter que, même si les retraits ou clôtures de ces différents plans sont soumis à des contraintes, un peu plus de 7 milliards d’euros ont été retirés durant la même période.

Malgré cela, les sommes placées ont cru de 8 % sur l’année et l’encours détenu par les bénéficiaires de l’épargne salariale en France est de l’ordre de 120 milliards d’euros.

L’évolution ne réside pas que dans les montants

Ces différents plans évoluent également dans leur contenu ou leur positionnement. Ainsi, un nombre croissant de fonds se diversifie et de nombreux organismes financiers mènent actuellement des démarches de labellisation de leurs fonds.

Dernier né, le PERCO, qui date de 2003, concerne encore un peu moins de 200 000 salariés. Mais il y a fort à parier que les doutes concernant les retraites, les questionnements sur l’avenir et l’incertitude économique vont inciter les Français à se tourner davantage vers ces placements.

Intéressant pour le foyer fiscal, le taux de prélèvements sociaux n’est que de 15 %. Il l’est aussi pour l’entreprise qui, lors des versements de l’intéressement ou de la participation, ne subit aucune imposition et déduit ces sommes de ses bénéfices sur l’impôt sur les sociétés.

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L’épargne salariale a décidément de beaux jours devant elle.

Source : YouLoveWords.com