Le décès d’un proche est un moment tragique, difficile à surmonter. Toutefois, l’arsenal juridique impose une temporalité plus rapide dont il faut avoir conscience. Il est également nécessaire de se préparer à la succession afin de savoir comment valoriser au mieux le patrimoine légué. Voici quelques précisions utiles.

Le processus de succession

La phase d’héritage intervient selon des dispositions légales très précises. En effet, la succession n’est ouverte qu’une fois le décès constaté et l’acte officiel dressé par un médecin. Elle peut l’être également après une disparition dite dangereuse : dans le cas d’un accident reconnu, même si le corps n’a pas été retrouvé, le juge peut ouvrir la succession à la demande de toute personne intéressée. Enfin, une absence de plus de 10 ans peut déboucher sur une absence judiciaire ouvrant droit à une succession.

L'ouverture de la procédure peut se dérouler de manières différentes. La personne défunte peut très bien avoir, de son vivant, désigné un tiers qui sera en charge de régler la succession. Mais dans la plupart des cas, la succession est réglée par un notaire ou par les héritiers eux-mêmes.

L’intervention d’un notaire est toutefois obligatoire si la personne décédée avait rédigé un testament. Si l’héritage comporte des biens immobiliers, le notaire doit alors établir l'attestation de propriété immobilière : ainsi, la propriété peut être transférée aux divers héritiers. Le notaire a également l’obligation de protéger les intérêts des enfants mineurs, mais aussi d’effectuer un rapport pour toute donation consentie de son vivant par le défunt.

Comment placer l’argent issu d’un héritage ?

Il n’existe pas de règle absolue pour bien gérer l’argent perçu d’un héritage. Cela dépend de la somme touchée, mais également de votre propre caractère d’épargnant ou d’investisseur, ainsi que de vos projets personnels. Toutefois, certains choix paraissent plus judicieux en fonction de chaque situation.

S’il s’agit d’une faible somme, les placements classiques et sans risques tels que le Livret A ou les parts sociales d’agence bancaire sont a priori les plus indiqués. En revanche, si vous héritez d’un montant patrimonial, vous devrez alors avoir une vision plus large concernant la façon dont vous allez placer celui-ci.

D’une part, la bourse vous est ouverte, avec tous les risques que cela comporte, et si vous n’en êtes pas spécialiste, il peut s’avérer plus prudent d’investir sur ce marché financier sous couvert d’un PEA (Plan d’Épargne en Actions). Le PEA vous permettra de limiter vos risques, mais aussi de bénéficier d’un avantage fiscal : il est totalement exonéré d'impôts sur les plus-values et sur les dividendes après 8 ans de détention (la bourse est un placement à moyen et long terme). Le PEA vous donne la possibilité d’investir en bourse soit directement, soit en FCP (Fonds Commun de Placements) avec l'aide d'un conseiller financier.

L’assurance vie reste, à ce jour, un placement sûr et dont les taux d’intérêts sont plus élevés que les livrets classiques. Vous pouvez ainsi déposer plus de 150 000 € à un taux qui avoisine de 2 à 3 % actuellement. Votre héritage pourra être placé sur du multi-supports : FCP comportant du taux fixe, des actions et obligations, plus rentable sur 8 ans que des taux en euros.

Enfin, vous pouvez préférer la pierre aux placements financiers et décider d’investir dans l'immobilier locatif. Cet investissement à plusieurs intérêts, car il vous octroie une rentrée financière régulière par l’encaissement de loyers. De plus, la valeur de votre patrimoine devrait logiquement s’apprécier avec le temps, même si vous n’êtes jamais à l’abri d’une crise immobilière.

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Quel que soit votre profil, rappelez-vous que vous devez mettre la notion de long-terme au cœur de toute gestion optimale de votre patrimoine. Que ce soit en actions, en obligations ou dans la pierre, les soubresauts temporaires de valorisation sont généralement gommés sur une période de dix à vingt ans. Patience et longueur de temps.

Source : YouLoveWords.com