Pourquoi les prévisions de croissance sont-elles en baisse ?

Après un début d’année en fanfare, les prévisions de croissance des différents pays sont progressivement revues à la baisse. Les marchés financiers enchaînent les phases de hausse et de baisse. En cause, les tensions commerciales mais aussi l’essoufflement de la croissance chinoise et le risque politique en Europe. Pour autant, les fondamentaux de la croissance mondiale restent solides.

L’optimisme des institutions faiblit pour la croissance mondiale

Fin juillet, le Fonds monétaire international (FMI) mettait en garde contre les risques que faisaient peser le protectionnisme américain et les déclarations de Donald Trump sur la croissance mondiale, craignant qu’une guerre des tarifs douaniers n’ampute le PIB mondial de 0,5 %.1

Peu de temps auparavant, la Fed, la banque centrale américaine, refusait de s’exprimer sur les tensions commerciales, préférant fonder ses prévisions de croissance optimistes – une croissance de 2,8 % aux Etats-Unis contre 2,3 % en 2017 – sur des facteurs internes. Selon Jerome Powell, le patron de la Fed, c’est bien la politique budgétaire de Donald Trump et les baisses d’impôts massives qu’il a consenties qui vont soutenir le PIB américain. Pas le commerce international.2

Pour compléter ce panorama, il convient enfin d’évoquer l’hésitation de la BCE, la Banque centrale européenne qui tarde à normaliser sa politique monétaire. Même si elle a annoncé la fin de son programme de rachats d’actifs (quantitative easing) en décembre 2018, la BCE tarde à préciser la hausse des taux qui pourrait intervenir bien après septembre 2019.3 En jeu, des inquiétudes concernant la solidité de la reprise dans la zone euro.

Ce que surveillent les investisseurs

D’un côté, un optimisme qui faiblit. De l’autre, des inquiétudes qui pointent. Comment expliquer cette attitude des principales institutions financières mondiales ? Trois explications peuvent être avancées :

• D’abord, les craintes autour d'une guerre commerciale Chine/États-Unis. Récemment, le président américain se disait ainsi prêt à taxer jusqu’à 500 milliards de dollars d’importations chinoises.4 Le protectionnisme menace aussi les relations commerciales entre les Etats-Unis et l’Union européenne (UE) avec, au passage, des risques pour la construction européenne. Alors que l’UE se dit prête à répliquer aux menaces américaines, la chancelière allemande tempère pour préserver notamment les exportations de berlines haut-de-gamme.

• Ensuite, un essoufflement de la croissance en Chine. C’est l’autre actualité économique que les investisseurs surveillent de près. Un endettement excessif, une demande en baisse de la part de l’Europe et des pays émergents : autant de facteurs qui pèsent sur le PIB chinois.

• Enfin, les faiblesses économiques et les tensions politiques en Europe. Deux rendez-vous à l’automne sont attendus avec impatience par les investisseurs : la présentation du budget italien à la Commission européenne et le vote par le Parlement britannique de l’accord résultant des négociations avec Bruxelles. Dans ce dernier cas, si Theresa May était mise en minorité, on s’orienterait vers un "hard Brexit", avec toutes les conséquences économiques que cette option comporte.

Des inquiétudes à relativiser... et des opportunités à saisir

Mais cet inventaire à la Prévert ne doit pas pour autant détourner les investisseurs des marchés. D’ailleurs, les résultats trimestriels des entreprises outre-Atlantique l’ont bien montré. Les bénéfices sont globalement supérieurs aux attentes, avec pour le moment près de 85 % des sociétés du S&P500 ayant dépassé les pronostics. Il y a encore de très belles opportunités à saisir en cette période de flottement des marchés. Les investisseurs doivent conserver leurs réflexes, c’est-à-dire profiter des phases de repli pour acheter et vendre pendant les phases de hausse.

Enfin, même si les prévisions pour la croissance mondiale sont révisées à la baisse, il n’en demeure pas moins que ses fondamentaux sont solides. La Bourse reste donc un des placements à privilégier pour les investissements de long terme.

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Ce qu'il faut retenir

• Les tensions commerciales, notamment entre la Chine et les États-Unis, font craindre aux institutions financières un ralentissement de la croissance mondiale.

• Il reste néanmoins de très belles opportunités pour les investisseurs.

• Les fondamentaux de la croissance mondiale sont solides et la Bourse reste un des placements à privilégier à long terme.

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