Un nouveau plan choc pour l'emploi a été annoncé en réponse à « l'état d'urgence économique et sociale ». Côté industrie, Renault est ébranlé sur la question du respect des normes anti-pollution. Voici l’actu de la semaine.

Nouvelles mesures choc pour l'emploi.

10,3 % (1), c'est le pic qu'a atteint le chômage en France au troisième trimestre, son niveau le plus haut depuis 1997. C’est dans ce contexte que François Hollande a présenté le 18 janvier dernier son plan d'urgence pour l'emploi avec comme espoir une inversion de la courbe d'ici fin 2016.

Avec 1,1 % de croissance en 2015 (2) et un léger infléchissement de la courbe du chômage en fin d'année, les signaux d'une reprise économique en France se sont multipliés. Néanmoins, la bataille pour l'emploi demeure la priorité du Gouvernement. À ce titre, le Président de la République est monté au créneau pour annoncer les contours des mesures à venir. Au total, ce sont près de 2 milliards d'euros qui devraient être débloqués.

Première mesure : la mise en place du dispositif « Embauche PME », déjà entré en vigueur le 18 janvier. Il permet aux entreprises de moins de 250 salariés de recevoir une aide de 2 000 € reconductible pour toute embauche d'un temps plein en CDI ou en CDD pour 6 mois minimum.

Deuxième volet : l'accent mis sur l'apprentissage et la formation. L'idée est de davantage adapter les profils aux besoins des entreprises. 500 nouvelles formations en alternance vont être proposées et 1 000 formateurs seront recrutés. 1 milliard d'euros permettront de faire passer le nombre de formations de 500 000 à 1 million sur un an. L'apprentissage sera également à l'honneur avec un renforcement de l'attractivité de l'alternance et une meilleure information des jeunes.

Troisième point : faciliter les embauches en luttant contre l'insécurité juridique. Ceci passera par l'instauration d'un plafond aux indemnités pouvant réclamer les salariés licenciés aux Prud’hommes en cas d’absence de cause réelle et sérieuse au licenciement.

Enfin, cap sur l'entrepreneuriat ! Les qualifications professionnelles requises pour exercer certains métiers de l'artisanat devraient être assouplies, de même que le régime de la micro-entreprise sera flexibilisé.

Renault dans l'œil du cyclone.

Le 20 septembre dernier éclatait l'affaire Volkswagen. Les résultats de tests sur les rejets de CO2 de certains véhicules de la marque allemande, ne correspondaient pas à ceux publiés par le Groupe. À titre d'exemple, la pollution rejetée par une Passat était jusqu'à 20 fois supérieure à celle communiquée (3). Les conséquences ont été dramatiques pour l'entreprise : chute de son cours en Bourse, impact en termes d’image et rappel de véhicules à la clé.

Quelques mois plus tard, c'est au tour de la marque française Renault d'entrer dans une zone de turbulences. En effet, dans le sillon de l'affaire Volkswagen, la Ministre de l'Environnement a ouvert en octobre une commission chargée de tester les rejets de pollution de plusieurs véhicules Français, parmi lesquels 5 de la marque Renault.

Des erreurs de calibrage ont été mises en évidence sur le système de dépollution d'un lot de Captur 110 chevaux, entraînant des rejets d'oxydes d'azote supérieurs aux normes. Il n'en fallait pas plus pour déclencher une tempête médiatique et engendrer le rappel de plus de 15 000 voitures.

Si le groupe plaide la bonne foi, ces tests ont mis en lumière les dysfonctionnements sur son système de dépollution EGR qui donnerait des résultats différents selon la température. Conséquence de ce raté, la firme au losange a promis au Gouvernement un plan d'action d'ici le 30 mars.

Source : YouLoveWords.com