L'entrepreneuriat a le vent en poupe chez les jeunes diplômés français, puisque 28 % (1) d’entre eux rêvent de monter leur société. Et ils sont de plus en plus nombreux à valoriser l’ambiance de travail et l’ambition des start-up. Mais quelles sont celles qu’ils souhaiteraient rejoindre en priorité ?

Lorsqu'on les interroge sur les entreprises qu'ils aimeraient rejoindre une fois leur diplôme en poche, les étudiants français citent la start-up, au 13ème rang de leurs préférences. Rejoindre une start-up, quelle qu'elle soit, fait aujourd'hui davantage rêver les jeunes que de commencer une carrière au sein de certaines sociétés historiques du CAC 40 telles qu'Engie, Areva, Danone ou encore LVMH (1) ! Au sein de ces entreprises jeunes et innovantes souvent tournées vers l'économie numérique et à haut potentiel de croissance, certaines attirent plus que d'autres.

L'engouement autour de la French Tech

Il faut bien le reconnaître, les start-up et l'économie numérique sont à la mode. Le gouvernement a d'ailleurs mis les bouchées doubles pour faire de notre pays un champion du numérique, notamment en fédérant l'écosystème des start-up françaises sous le label French Tech. Aujourd'hui, des hubs French Tech ont été créés dans plusieurs villes françaises, mais également dans 12 grandes villes étrangères, du Cap à Moscou.

Plus qu'une mode, c'est aussi le potentiel de croissance important de ce secteur qui a convaincu les pouvoirs publics. En effet, l'économie numérique pèse déjà 5,5 % du PIB (2) de notre pays et les start-up hexagonales réalisent 39 % de leur chiffre d'affaire à l'international. À titre de comparaison, les PME classiques n’exportent en moyenne que 3 % de leur production…

Les start-up françaises qui séduisent le plus les jeunes

De Blablacar à Drivy, en passant par Trainline (ex-Capitaine Train), Leboncoin ou Heetch, plusieurs start-up nationales attirent les jeunes talents. Outre le défi enthousiasmant de participer à la révolution numérique, ces entreprises ont la réputation d'offrir un cadre de travail jeune et décontracté, ainsi qu’un management plus moderne. De même, les conditions de travail sont plutôt bonnes puisque 87 % des postes sont en CDI (3).

Le Cabinet Blue Search Conseil, spécialisé dans les secteurs du Digital et du e-commerce a interrogé les jeunes sur les start-up qui les attiraient le plus (4). Cocorico ! Une partie d'entre elles sont françaises. Parmi celles-ci, Criteo, une entreprise fondée en 2005 et spécialisée dans le reciblage publicitaire. Leader dans son domaine, plébiscité par certaines grandes compagnies telles qu'Air France, Criteo est souvent louée pour ses conditions de travail : flexibilité horaire, vaste autonomie, mobilité interne, temps consacré aux projets personnels, etc.

Le désormais célèbre Blablacar, leader incontesté du covoiturage et première « licorne » française, séduit également les jeunes. Tout d'abord, le cœur du projet basé sur la mise en place de méthodes collaboratives pour abaisser le coût des voyages, parle beaucoup aux moins de 30 ans. De plus, les avantages des salariés qui travaillent pour Blablacar sont nombreux, depuis l'offre de trajets en covoiturage gratuits jusqu'à la mise à disposition de cours d'anglais. Enfin, Blablacar centre son recrutement sur les plus jeunes, avec des équipes qui ne dépassent généralement pas les 35 ans.

Souvent oublié du groupe des start-up françaises à succès, Leboncoin.fr est pourtant une vraie success story. Fondé en 2006, le site permet de mettre en relation des particuliers souhaitant acheter et revendre des biens d'occasion. En 2014, le chiffre d'affaires de l'entreprise dépassait les 130 millions d’euros. Perspective d'évolution au sein d'une entreprise en pleine expansion et grande confiance accordée aux jeunes sont autant d'atouts qui séduisent les jeunes diplômés, qui postulent en masse.

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Si les start-up offrent des défis enthousiasmants et un cadre de travail agréable, les salaires y sont en revanche souvent moins élevés que dans les entreprises du CAC 40 ou les grands groupes internationaux. Les rejoindre lorsqu'on est un jeune diplômé relève donc davantage d'un pari sur l'avenir et de la nécessité d'accumuler de l'expérience que de consolider ses revenus. Mais nul ne doute que ces jeunes ambitieux auront tout le reste de leur carrière pour y penser !

Source : YouLoveWords.com

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