Cocorico ! 3 start-ups françaises figurent parmi les 100 leaders mondiaux de la FinTech (abréviation de Financial Technology) dans le classement 2016 du Cabinet KPMG (1). Ceci illustre la bonne santé du secteur en France qui s'appuie sur de solides atouts.

La France semble être un terrain fertile pour les FinTech ! Pour preuve, 167 millions d'euros ont été investis dans les FinTech françaises en 2015 (2). Ces start-ups du numérique bouleversent les univers de la banque, de l'assurance et de la finance en créant des applications et des solutions numériques destinées à faciliter la vie des particuliers. Ce faisant, elles participent de l'évolution des usages et viennent concurrencer les acteurs traditionnels. Explications.

Qui sont les 3 FinTech françaises sélectionnées par KPMG ?

Les 3 FinTech françaises sélectionnées par KPMG apportent chacune à leur manière des solutions innovantes :

  • Lendix, qui pointe à la 32ème place du classement, se conçoit comme une plateforme de prêt en ligne qui offre la possibilité à des PME et TPE qui ont du mal à obtenir des financements, d'emprunter auprès de particuliers et d'acteurs institutionnels.

  • Pour sa part, Leetchi a été sélectionnée dans la catégorie des étoiles montantes (emerging stars). Elle propose à ses clients une solution simple de collecte d'argent auprès d'un cercle de connaissances. Elle est par exemple déjà plébiscitée par les jeunes générations pour l'achat groupé d'un cadeau d'anniversaire.

  • Fluo est elle aussi classée en tant qu’étoile montante. Son principe est simple : via une application mobile, un particulier peut centraliser ses contrats d'assurance et ainsi mieux les connaître, identifier les éventuels doublons et comparer ses garanties avec d'autres disponibles sur le marché.

La France : un terreau fertile pour les Fintech

Au total, notre pays compte près de 350 Fintech (2) qui se classent en 2 grandes catégories. Première d'entre elles, les services financiers aux particuliers. Ils regroupent 62 % des start-ups (2) dans des domaines aussi larges que :

  • l'aide à la gestion de comptes bancaires depuis un mobile (Fluo, Linxo...)
  • la mise en place de solutions de paiement innovantes (Slimpay, Lydia...)
  • la facilitation des transferts d'argent (Leetchi, Ledger wallet...)
  • l'aide à la gestion de l'épargne ou l'épargne assistée (Yomoni, Advize...)
  • l’épargne « participative » ou crowdlending (Prexem, Bolden...)

De leur côté, les start-ups centrées sur le développement de services aux entreprises constituent les 38 % restants. Elles sont positionnées sur les domaines :

  • de la gestion de trésorerie (Kantox, Pandat...)
  • du crédit participatif ou crowdlending
  • du financement en capital ou equity crowdfunding (Smartangels, Alternativa...)
  • mais aussi sur une série de marchés de niche depuis l'échange de biens et services entre entreprises, en passant par des plateformes de création et de gestion de services financiers, de traduction automatique ou encore des places de marché.

Les raisons du succès tricolore

Plusieurs facteurs favorables expliquent la vigueur du secteur en France. Tout d'abord, le taux de bancarisation y est élevé et le marché bancaire est relativement concentré : cela a tendance à laisser de la place à de nouveaux acteurs capables de se démarquer. L'explication est également à chercher du côté de la formation puisque la France est en effet le pays d'Europe qui compte le plus de personnes diplômées en ingénierie informatique.

Enfin, les pouvoirs publics ont mis les bouchées doubles pour favoriser le développement de ce secteur d'avenir et créer un univers favorable au développement d'un écosystème performant de Fintech. C'est dans ce but que l'État établit en 2007 le pôle de compétitivité mondial France Innovation. L'année 2015 a été également marquée par une impulsion nouvelle. L'incubateur Truffle Fintech y a été lancé, les premiers labels Fintech ont été décernés, et en juin, l'association France Fintech qui regroupe 36 start-ups hexagonales (3) a été créée avec la bénédiction du Secrétariat d’État chargé du numérique et du Ministère des Finances. Objectif : partager les bonnes pratiques et sensibiliser acteurs privés et publics.

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Au-delà, la bonne santé du secteur se ressent également sur le marché du travail. Ainsi, le nombre d'offres d'emploi dans le secteur des Fintech a connu une hausse de 14,1 % en 2015 (4). Vous n’avez pas fini d’en entendre parler !

Source : YouLoveWords.com

Crédit visuel : manfeiyang / iStock