Voyager et découvrir d’autres cultures en travaillant : c’est l’esprit du Programme Vacances Travail (PVT), également appelé Permis Vacances Travail. Ce programme s’adresse avant tout aux jeunes puisqu’il faut avoir entre 18 et 30 ans pour en bénéficier.

D’une durée maximale d’un an, le PVT permet d’alterner visites touristiques ou culturelles et travail sur place pour compléter ses moyens financiers.

Australie, Nouvelle-Zélande et Canada en tête

A ce jour, il est possible de voyager dans 16 pays ou territoires au titre du PVT : Belgique, Russie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Hong-Kong, Singapour, Nouvelle-Zélande, Australie, Canada, Argentine, Chili, Colombie, Uruguay et Mexique. Le Brésil est le dernier pays à rejoindre la liste puisqu’un accord a été signé en 2013.

D’après les statistiques du quai d’Orsay, près de 40 000 visas de type PVT ont été délivrés à des Français en 2015. Le top 3 des pays d’accueil est composé de l’Australie (23 375 visas), de la Nouvelle-Zélande (7 864 visas) et du Canada (6 315 visas).

Profiter du pays d’accueil en alliant l’utile à l’agréable

Pas de méprise ! Le PVT ne vous oblige pas à travailler à plein temps, mais ne vous permet pas non plus de rester indéfiniment dans le pays pour y installer votre activité :

  • Vous ne travaillez que lorsque vous en avez besoin.
  • Ce séjour est nécessairement limité dans le temps, puisqu’il faut être en possession d’un billet retour ou avoir des ressources suffisantes pour acheter un billet retour.

Si le PVT permet d’allier l’utile à l’agréable, il comporte tout de même quelques inconvénients :

  • Le PVT n’est pas renouvelable, ce qui signifie qu’il faut anticiper son retour pour ne pas se retrouver dans une situation délicate.
  • Il n’est pas toujours aisé de convaincre un recruteur (entreprise ou agence d’intérim) si celui-ci est à la recherche d’un employé permanent. Plus pénibles, les emplois saisonniers et/ou agricoles sont aussi les plus faciles à trouver.
  • Pour les pays les plus prisés, il faut se satisfaire de la règle du « premier arrivé, premier servi » ou du tirage au sort. L’attribution du visa PVT n’a rien d’automatique. La représentation diplomatique ou consulaire de la destination d’accueil décide des quotas qu’elle veut bien attribuer.

Les démarches pour bénéficier de ce programme

Le PVT repose sur des accords bilatéraux négociés avec chaque pays. Pour connaître les conditions spécifiques, tournez-vous vers l’ambassade ou le consulat de votre destination d’accueil en France.

Il existe tout de même un socle commun de règles applicables au PVT :

  • Ne pas avoir déjà bénéficié du programme dans le pays concerné
  • Être âgé de 18 à 30 ans révolus à la date du dépôt de la demande de visa (seul le Canada fait exception, avec une limite d’âge fixée à 35 ans)
  • Disposer des ressources financières nécessaires pour financer le début du séjour (entre 1 000 € et 4 000 € selon les pays).

Certains pays peuvent exiger un dossier constitué, le cas échéant, d’un CV accompagné d’une lettre de motivation, d’un certificat médical et d’un casier judiciaire vierge. Enfin, il peut vous être demandé de souscrire une assurance pour couvrir les divers risques (maladie, maternité, invalidité, hospitalisation ou rapatriement lors du séjour).

Si une assurance privée est nécessaire, prenez le temps de bien comparer les différentes offres et assurez-vous de l’absence de doublons entre votre assurance supplémentaire et les autres assurances que vous possédez déjà, notamment avec votre carte bancaire.

Sachez enfin que Fortuneo propose de nombreux services pour vous simplifier la vie à l’étranger : gratuité des paiements et retraits dans la zone euro et frais modérés dans le reste du monde (1,98 % du montant), géolocalisation de DAB, accès à vos comptes à tout moment…

Source : YouLoveWords Crédit Visuel : LeoPatrizi/iStock