Année après année, l’engouement pour l’épargne salariale ne se dément pas. Comment expliquer son succès ? Et quels sont les (rares) inconvénients à anticiper ?

Le montant des actifs gérés dans les plans d’épargne entreprise (PEE) et les plans d’épargne pour la retraite collectifs (Perco) est resté stable, aux alentours de 117 milliards d’euros selon l’Association française de la gestion financière (1). Selon la Dares (2), 8,7 millions de salariés étaient couverts par un dispositif d’épargne salariale en 2014.

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Épargne salariale, participation et intéressement

Une entreprise peut choisir de verser à ses salariés une partie de ses résultats (intéressement) ou de ses bénéfices (participation). Tous les collaborateurs de l’entreprise sont concernés ; c’est pourquoi on parle de système d’épargne collectif. L’épargne salariale est surtout présente dans les moyennes et grandes entreprises.

Pour percevoir de l’intéressement, un accord doit avoir été conclu au niveau de l’entreprise qui fixe à la fois le montant et les conditions de versement. L’intéressement peut être uniforme, proportionnel à l’ancienneté ou au salaire du collaborateur, ou encore mixer plusieurs de ces critères.

  • En 2014, le montant moyen de l’intéressement s’est établi à 1 673 €.

Les règles sont similaires s’agissant de la participation. Définie par voie d’accord, elle est obligatoire lorsque l'entreprise a employé 50 salariés pendant 12 mois, consécutifs ou non, au cours des 3 derniers exercices.

  • En 2014, les salariés concernés ont reçu une participation de 1 301 €, en moyenne.

Retirer ou placer les sommes attribuées ? À vous de choisir !

Le salarié peut choisir de retirer les sommes attribuées ou bien de les placer sur un PEE ou un Perco. L’argent est alors bloqué (jusqu’à la retraite dans le cas du Perco) : il s’agit d’ailleurs là de la principale faiblesse de l’épargne salariale.

Son grand atout, outre le fait qu’elle constitue un complément de salaire appréciable, est la faculté pour l’entreprise d’abonder si elle le souhaite en effectuant des versements complémentaires sur le PEE ou le Perco de ses salariés.

  • En 2014, l’abondement s’est élevé à 661 € pour les PEE et 481 € pour les Perco.

Peu répandue, la prime de partage des profits (PPP) constitue un troisième dispositif, complémentaire aux PEE et Perco.

  • Au total, le complément de rémunération dégagé par l’épargne salariale s’est établi en moyenne à 2 311 € par salarié bénéficiaire.

Un bon moyen de préparer la retraite

Des montants non négligeables, l’abondement de l’entreprise… ces avantages auraient tendance à faire pencher la balance en faveur de l’épargne salariale. Et ce n’est pas tout ! Le grand mérite de ces dispositifs est de générer une épargne forcée qui, au fil du temps, peut servir à maintenir voire augmenter ses revenus à la retraite. Un moyen de préparer cette étape de la vie sans y penser !

Dernier avantage et pas des moindres, le régime social et fiscal est très attractif. L’épargne salariale est exonérée de cotisations sociales salariales. En matière d’impôt sur le revenu, le versement employeur est exonéré si vous le placez sur un PEE ou Perco, de même que les gains perçus.

Source : YouLoveWords Crédit Visuel : Mikolette / iStock