FAUX ! Il n'existe pas d'âge minimum pour être titulaire d’un contrat d'assurance-vie. Au contraire, il est important pour les parents de "prendre date" et d'ouvrir un contrat à son enfant le plus tôt possible. Explications.

Plus d'avantages fiscaux au bout de 8 ans

Il est possible d'effectuer régulièrement des versements libres ou programmés sur son compte pour se constituer un capital. Ainsi, plus cette démarche intervient tôt, plus le capital accumulé dans la durée pourra être important.

C'est dès sa huitième année que l'assurance-vie devient plus intéressante du point de vue fiscal. Prendre date en ouvrant un contrat pour son enfant, lui permettra donc de bénéficier de ces avantages lorsqu'il souhaitera effectuer un rachat pour financer un projet à sa majorité.

En effet, pour les rachats partiels ou totaux qui interviennent au bout de 8 ans, l’assuré bénéficie d'un abattement de 4 600 € (pour une personne seule), et de 9 200 € (pour un couple marié soumis à imposition commune). Au-delà, les plus-values sont soumises au prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 % ou à l’imposition sur le revenu.

Un effort lissé dans le temps

L'assurance-vie est un produit privilégié pour les projets de long terme (financement des études, apport pour acheter un bien immobilier, préparation de la retraite, transmission de patrimoine, etc.).

A travers des versements libres ou programmés sur la durée, l'effort à fournir pour se constituer une épargne sera donc lissé dans le temps. Et grâce à des rendements potentiellement plus importants que ceux des livrets classiques, plus l’adhésion intervient tôt, plus le capital pourra être important au moment du rachat partiel ou total. Pour autant, il n’est jamais trop tard pour souscrire, même après 70 ans !

Septembre 2016

Crédit visuel : Andrew Rich / iStock