Inflation, consommation, croissance : 3 indicateurs qui redonnent le sourire

Un climat propice à l’investissement

La France connaît une phase de reprise. Selon l’institut COE-Rexecode (1), cette bonne nouvelle s’explique d’abord par un phénomène de rattrapage : renouveau du tourisme, meilleures récoltes de céréales, exportations dans le domaine aéronautique… ce qui rejaillit sur 3 indicateurs clés. Explications.

Le PIB augmente

La note de conjoncture de l’Insee (2) ne laisse aucune place au doute : la croissance est bel et bien de retour en France. Elle devrait s’établir à 1,8 % pour 2017, contre 1,6 % attendu initialement. Rappelons que la croissance annuelle du produit intérieur brut (PIB) avait été de 1,1 % en 2016.

Ce signe encourageant va favoriser l’emploi. L’institut national de statistiques prévoit ainsi 195 000 créations nettes d'emplois en 2017 (154 000 au premier semestre puis 41 000 au second). L’investissement des entreprises est également au rendez-vous, avec une hausse de +3,9 % en 2017 (après +3,4 % en 2016).

La consommation rebondit

La France a traditionnellement fondé son modèle de croissance sur la consommation intérieure, contrairement à certains pays comme l’Allemagne qui misent sur les exportations.

Et là, c’est à nouveau l’optimisme qui prévaut. « En septembre 2017, les dépenses de consommation des ménages en biens augmentent de 0,9 % en volume », indique l’Insee (3). Cette accélération concerne quasiment tous les segments de la consommation : énergie, alimentaire, habillement-textile…

L'inflation redémarre progressivement

Quant à l’inflation, le redémarrage est plus progressif mais devrait se consolider à moyen terme. « Après un niveau faible en 2016, à 0,3 % en moyenne annuelle, l’inflation se redresserait progressivement à 1,2 % en 2017 et 2018, puis 1,4 % en 2019. », selon la Banque de France (4).

Contrairement à une croyance largement répandue, l’inflation est indispensable au bon fonctionnement de l’économie… à condition d’être contenue.

  • Lorsque les prix n’augmentent pas, les entreprises n’investissent pas et ne créent pas d’emplois, enclenchant un cercle vicieux pesant sur les salaires et la consommation.
  • Parallèlement, les recettes de l’État n’augmentent pas et une faible inflation ne permet pas de faire baisser le coût du crédit.

Les 2 autres indicateurs à surveiller de près

Toutefois, 2 indicateurs empêchent ce tableau d’être parfait :

  • Les efforts pour réduire la dette publique doivent se poursuivre. Bien que prudente sur la question, la Banque centrale européenne (BCE) commence à revoir à la baisse sa politique monétaire exceptionnelle face à une embellie qui se confirme à un niveau européen. Même si les taux d’intérêt de la France devraient rester bas en 2017 et 2018, il pourrait en être autrement dès 2019… au risque de voir la dette publique déraper.
  • Le commerce extérieur reste le talon d’Achille de la France. Les exportations progressent légèrement, mais ce n’est pas suffisant pour combler le déficit de la France qui se creuse à 4,7 milliards d’€ (5). La compétitivité de la France, qui passe notamment par l’abaissement du coût du travail, est en jeu. A plus long terme, les politiques de formation doivent renforcer les capacités d’innovation des entreprises françaises et booster l’attractivité de la production nationale.

Ce qu’il faut retenir

  • Les principaux indicateurs économiques sont au vert.
  • La reprise devrait se confirmer dès l’an prochain, à condition de poursuivre les efforts déjà entrepris.
  • Toutefois, la dette publique et le commerce extérieur restent des indicateurs à surveiller de près.

Source: YouLoveWords.com

Crédit visuel : South_agency /iStock

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