Fin 2016, l'encours global des fonds indiciels cotés a dépassé les 3 500 milliards d'euros, soit une hausse de 18 % sur un an (1). Si leur succès ne se dément pas, ces produits peuvent cependant présenter quelques désavantages.

Les fonds indiciels, aussi appelés ETF ou Trackers, sont des produits financiers émis par des sociétés de gestion et qui sont adossés à un indice boursier dont ils suivent la performance, à l'image du CAC 40. Ils peuvent également être adossés à un panier d'actions ou d'obligations d'un secteur d'activité donné.

Principale particularité : la gestion se réalise automatiquement sans aucune intervention humaine. Si les fonds indiciels sont parfois privilégiés par les particuliers qui se lancent dans le boursicotage de par leur simplicité, ils peuvent néanmoins présenter quelques inconvénients. Explications.

Les fonds indiciels : des produits simples indiqués pour les boursicoteurs débutants

Pour l'investisseur novice, opter pour un fonds indiciel présente l'avantage de la simplicité. En suivant le cours général du marché, ces derniers peuvent apparaître comme moins contraignants en terme de suivi et de recherche d'information et donc moins anxiogènes. De plus, la gestion n'étant pas confiée à une personne physique, les risques d'erreur humaine sont de facto réduits.

Autre avantage : la diversification qu'ils offrent. Lorsqu'on se lance à l'assaut de la Bourse avec une faible mise de départ, il est parfois difficile de diversifier son portefeuille. Or la diversification de son portefeuille est l'un des moyens de se prémunir contre les risques de sous-performance ou de retournement brutal du cours d'une valeur donnée. En investissant automatiquement dans un panier d'actions, le risque est donc lissé. De plus, cette diversification se fait à faible coût grâce à la possibilité d'acheter pour le prix d'une action, un panier de plusieurs d'entre elles.

Dernier point positif : les frais sont réduits ! Il n'existe en effet aucun frais d'entrée, ni de sortie, et au global, les frais de gestion plafonnent à environ 0,5 %, voire 0,25 % du montant investi contre une moyenne de 1,5 % pour les fonds à gestion active (2). Ceci a évidemment une influence positive sur la rentabilité.

Sont-ils pour autant systématiquement une option de choix ?

Les fonds indiciels présentent cependant aussi des désavantages. Par exemple, en cas de retournement général du marché, vous ne disposez d'aucune protection. Contrairement à la gestion active où le fonds peut piloter et réajuster les investissements pour diminuer l'impact du retournement en revendant ou achetant certaines valeurs, la composition du fonds indiciel reste fixe.

Cette gestion automatisée manque d'ailleurs de réactivité et limite les gains potentiels. En effet, il n'est pas possible de définir des stratégies d'investissement pour essayer de tirer à la hausse la performance globale du fonds, telles que vendre à découvert ou acheter un titre sous-évalué. Conséquence : la performance de ces fonds peut parfois être relativement modérée.

Cette rigidité du modèle se retrouve évidemment sur la composition des fonds. Si vous avez fait des recherches sur des sociétés dans lesquelles vous souhaitiez investir car vous aviez identifié un haut potentiel de rentabilité, ou si au contraire, vous remarquez que l'une des valeurs qui compose l'indice sous-performe, vous ne pourrez en modifier la composition.

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Investir dans un fonds indiciel peut être un bon moyen de se familiariser avec les produits financiers. Ils représentent en effet un investissement peu chronophage et ne vous contraignent pas à un suivi quotidien de la performance. Néanmoins, opter pour des produits plus complexes sera à terme gage de meilleure rentabilité.

Source : YouLoveWords

Crédit Visuel : kasinv/ iStock