Les robo-advisors sont des plateformes de conseil en investissement automatisées, qui reposent sur des algorithmes complexes. Brassant de multiples données (secteur, zone géographique, performances passées, etc.), ils proposent des opérations d’achat ou vente à réaliser sur les marchés financiers.

Robots conseillers : déjà une réalité

D’après une étude du marché français des robo-advisors par Finance Innovation et Chappuis Halder & Co., parue en juillet 2016, ces conseillers financiers virtuels « ont profité d’un contexte favorable pour se développer ». Évolutions réglementaires, révolution numérique et désaffection d’une partie de la clientèle pour les réseaux bancaires traditionnels ont concouru à l’émergence de cette nouvelle espèce de conseillers financiers.

Plusieurs Fintechs françaises se sont déjà fait un nom sur place parisienne, parmi lesquelles Advize, Fundshop, Yomoni ou encore Marie Quantier. Quelles sont les promesses de cette nouvelle génération de conseillers en gestion de patrimoine ?

  • Une interface digitale permettant de collecter toutes sortes d’informations utiles concernant le client : profil, patrimoine, horizon d’investissement, etc.
  • Une gestion plus réactive permettant d’ajuster les stratégies d’investissements en temps réel, sur la base des renseignements collectés en amont sur le profil investisseur.
  • Des frais de gestion réduits grâce au système de désintermédiation.

Un cap à franchir avant la généralisation

D’après l’enquête de Finance Innovation et Chappuis Halder & Co., les Fintechs utilisant des algorithmes sont toutefois en butte à 3 obstacles en France :

  • Un relatif manque de maturité, alors que les premiers acteurs de ce marché sont apparus très récemment (Advize en 2012, suivi de Fundshop en 2014). Selon certains professionnels, les portefeuilles-types proposés restent assez basiques.
  • Le manque de capitaux, avec des levées de fonds avoisinant les 5 millions d’euros par an, ce qui freine le développement dans un contexte où l’acquisition de nouveaux clients coûte cher.
  • Le manque de visibilité, avec un montant global d’actifs sous gestion en France de l’ordre de 100 millions d’euros.

Pour autant, ces problématiques ne sont pas propres au secteur des Fintechs et sont solubles à moyen terme, au niveau hexagonal comme mondial :

  • D’après une étude d’A.T. Kearney, le volume d’actifs gérés dans le monde par des robo-advisors pourrait ainsi passer de 200 milliards d’euros aujourd’hui à 2 200 milliards d’euros en 2020 à l’échelle mondiale.
  • On note une accélération du phénomène à la faveur du positionnement de plusieurs acteurs traditionnels. Comme l’ont fait avant eux leurs homologues aux États-Unis (BlackRock, UBS, Vanguard, etc.), ils nouent des partenariats avec ces start-up ou créent leurs propres algorithmes.

Là où le bât blesse, c’est en matière d’adaptabilité. Si les algorithmes vont plus loin dans l’automatisation de la connaissance client et de son utilisation (profilage client, délivrance de conseils et suivi), ils peinent encore à prendre en compte la psychologie du client.

Complémentarité entre algorithmes et expertise humaine

Un conseiller financier en chair et en os est capable, au fil d’une conversation, de déceler si un client n’est pas au clair sur ses objectifs d’investissements ou bien s’il a besoin d’approfondir certaines explications. D’où une nécessaire complémentarité entre automatisation et expertise humaine.

Les banques en ligne offrent le compromis idéal en mixant les avantages du web (mobilité, gain de temps) avec la tranquillité que procure la gestion de son contrat à des experts. Avec Fortuneo, si vous préférez garder le contrôle, sachez que vous pouvez activer la gestion sous mandat pour des périodes bien définies comme les vacances. Partez l’esprit tranquille !

Source : YouLoveWords Crédit Visuel : gxfzsy/ iStock