Les Français deviennent en moyenne propriétaire à 38 ans(1) . Avant cet âge, ils se constituent généralement une épargne qui servira d'apport pour leur investissement immobilier et leur permettra d'obtenir plus facilement un crédit.

L'an dernier, le montant des apports personnels des ménages français était en net recul. Ils s'élevaient en moyenne à 20 729 € contre 57 735 € en 2015 et 70 000 € en 2014(2) ! Selon la Banque de France, 20 % de ces apports représentaient même moins de 5 % de la valeur de l’acquisition(3) immobilière.

Pourtant, disposer d'un apport conséquent avant d'acheter permet de limiter le coût de votre emprunt et de bénéficier de conditions plus avantageuses. De plus, il reste conseillé de conserver une épargne de précaution qui pourra vous aider à faire face à d’éventuels imprévus après l'achat.

À combien doit s'élever le montant de votre apport ?

La réponse dépend de votre situation financière et du prix du logement que vous souhaitez acheter. De manière générale, les banques exigent un apport équivalent à 10 % du prix du bien immobilier.

Plus votre apport sera proche de 30 %, plus les taux que vous négocierez avec votre établissement prêteur (banque, organisme de crédit) seront avantageux. Il va en effet estimer que les risques d'impayés et les efforts financiers à fournir par le ménage sont moins importants. Si vous êtes dans ce cas de figure, n'hésitez pas à négocier votre taux d’emprunt en mettant en avant ce point.

Du coup, comment se constituer un tel apport ?

Si vous n'avez pas touché d’héritage ou reçu de donation, vous devrez faire preuve d'une bonne dose d’anticipation ! Le PEL est sans aucun doute le produit d’épargne le plus adapté à ce type d’opération. Il permet de vous constituer un petit capital au fil des années dont vous pourrez disposer pour l’acquisition d’un bien immobilier.

Il ouvre notamment droit à l'obtention d'un Prêt épargne logement dont le taux d'intérêt est fixe et dépend de la date d'ouverture du PEL. Ainsi, depuis août 2016, ce dernier s'élève à 2,20 %. Bien qu’actuellement, le taux d'intérêt moyen d'un prêt immobilier classique soit plus avantageux (aux alentours de 1,80 %), ce taux fixe pourrait constituer une option de choix en cas d’augmentation des taux moyens.

Est-il toutefois possible d'emprunter sans apport ?

Oui ! À l’image d’un jeune qui débute dans la vie active, toute personne qui souhaite acquérir un bien immobilier ne bénéficie pas forcément d’un apport.

Mais emprunter sans apport ne se fait pas sans contrepartie. Les taux d’emprunt proposés seront moins avantageux et votre banque ou organisme de crédit scrutera votre situation à la loupe. Il est donc conseillé :

  • D’être en CDI.
  • De ne pas avoir été à découvert sur une longue période.
  • De limiter vos mensualités futures à 33 % de votre revenu mensuel.
  • De souscrire aux services annexes proposés (assurance emprunteur ou habitation) afin de mettre plus de chances de votre côté.

Toutefois, disposer d’un apport est plus rassurant pour votre organisme prêteur comme pour vous-même et vous permettra, sur le long terme, de réaliser des économies sur le coût total du crédit !

Source : YouLoveWords Crédit Visuel : RomoloTavani / iStock