En 2013, les business angels ont investi à eux seuls 41 millions d’euros dans notre pays (1). Ils sont devenus ces dernières années des acteurs de plus en plus décisifs pour le financement et le développement des start-up.

On dénombrait en 2015 quelques 82 réseaux de business angels en France (2), rassemblant au total plus de 4000 personnes. Si on y ajoute les business angels « solitaires », le nombre total d’investisseurs de ce type avoisine les 8 000. Mais qu’est-ce qu’un business angel ? Ce concept a été créé aux États-Unis dans les années 1950 pour désigner les bataillons d'investisseurs particuliers, mais expérimentés, disposés à miser sur des entreprises en création à fort potentiel. S'ils sont plus faciles à convaincre que les banques, ils n'en demeurent pas moins exigeants.

À qui s'adressent les business angels ?

Les business angels s'adressent à des start-ups et entreprises à fort potentiel, mais encore en phase de lancement. Ils concentrent généralement leurs investissements sur des secteurs présentant de solides opportunités tels que le numérique ou les biotech. Les start-up ainsi financées ambitionnent généralement d'atteindre un minimum d'un million d’euros de chiffre d'affaires au bout de 3 ans (3) et de se développer à l'international.

Les business angels s'adressent avant tout à des entrepreneurs qui ont du mal à obtenir un financement bancaire classique. Pourquoi ? Car leur projet est considéré comme trop risqué ou encore la petite taille de leur structure n’intéresse pas encore les fonds d'investissement classiques. À ce stade, leurs besoins en financement sont généralement compris entre 300 000 et 500 000 d’euros.

À quel moment interviennent les business angels ?

Les business angels interviennent généralement lorsque le projet est déjà bien ficelé et que les entrepreneurs ont procédé à des premières levées de fonds auprès de leurs proches (le « love money »), ont obtenu des primes suite à des concours, ou encore des prêts d'honneur.

Outre de l'argent frais, les business angels vont également fournir de précieux conseils aux entrepreneurs afin de les aider à développer leur projet. Ils vont également faire bénéficier l’entrepreneur de leur carnet d'adresses afin de le mettre en contact avec d’autres personnes susceptibles de l'aider.

Quelles sont les différentes étapes à suivre ?

L'entrepreneur doit prendre contact avec une association de business angels afin de lui présenter son projet. Pour les convaincre d'investir, le dossier doit être irréprochable. Il convient de bien maîtriser son sujet, son marché, ses concurrents, d'avoir une vision à long terme ainsi qu'une première ébauche de business plan.

La présentation est absolument capitale. Soignez les visuels et préparez soigneusement votre pitch : tentez de présenter votre projet de manière originale et, surtout, soyez extrêmement vigilants, réalistes et rigoureux sur les données présentées et les objectifs à moyen terme.

Le dossier sera ensuite discuté, étudié et d'autres rendez-vous seront programmés (sur une période totale comprise entre 3 et 6 mois) avant l'obtention d'un premier financement.

Quelles précautions faut-il prendre ?

Afin de sélectionner le bon investisseur, n'hésitez pas à utiliser les réseaux sociaux, tels Lindekin ou Viadeo. Vous pourrez voir les projets financés par les business angels que vous ciblez. N’hésitez pas non plus à appeler certains entrepreneurs qui ont été accompagnés par ces derniers afin de recueillir leur retour d’expérience et ainsi obtenir de précieux conseils.

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Lors de la création d'entreprise, le passage par un business angel peut être une 1re étape nécessaire pour obtenir les premiers financements qui vous permettront de faire décoller votre affaire et de pouvoir accéder à des levées de fonds plus importantes ultérieurement. Si vous ne réussissez pas à convaincre du premier coup, pas de panique ! Apprenez de vos erreurs, accrochez-vous, retravaillez votre projet et reprenez contact au bout de quelques mois ! Car n’oubliez pas qu’une bonne idée aura forcément sa chance.

Source : YouLoveWords.com

Crédit visuel : UberImages / iStock