La poursuite d’études secondaires est de plus en plus cruciale alors que 42 % d’une classe d’âge obtient un diplôme du supérieur, dont 15 % un niveau Master. Bien que les frais d’inscription restent plus modérés en France que dans d’autres pays du monde, certains cursus peuvent se révéler extrêmement coûteux. Et ce sans compter l’hébergement, les livres, mais aussi les petits plaisirs de la vingtaine. Et si le prêt était la solution ?

Un fonctionnement simple et souvent transparent

Bien que chaque établissement bancaire dispose de ses propres offres de prêts étudiants, quelques règles de base sont communes :

  • Leur montant est généralement limité autour de 30 000 €, même s’il peut parfois être supérieur.

  • Les taux d’emprunt généralement pratiqués oscillent entre 2 et 4 % TEG.

  • Le début du remboursement peut être différé dans le temps (la "franchise"), en moyenne cinq ans plus tard, ce qui correspond souvent à la date de l’entrée dans la vie active.

  • Le déblocage des fonds peut se faire "au fur et à mesure" : ainsi, l’étudiant ne paye pas d’intérêts sur les sommes auxquelles il ne touche pas.

  • Un proche peut se porter garant du prêt, ce qui augmente les possibilités de le décrocher. Si vous ne bénéficiez pas de caution solidaire, n’hésitez pas à vous rapprocher de Bpifrance, qui garantit des prêts étudiants à hauteur de 15 000 € auprès de certains organismes bancaires conventionnés.

Les principaux points de vigilance

Afin de comparer efficacement les différentes offres, accordez une importance toute particulière au TEG (taux effectif global), c’est-à-dire le coût de votre emprunt tout compris (intérêts, assurance, frais de dossier, etc.). À vous également de voir quels organismes bancaires vous offrent la possibilité de modifier la durée de remboursement, le montant des mensualités, ou encore le montant de l’emprunt, le tout à moindre frais (ou sans frais).

En échange de la souscription de votre prêt, qui constitue pour la banque une garantie de fidélité du client, vous pouvez négocier d’autres avantages annexes : frais de gestion de compte courant ou carte bancaire à prix préférentiel, plafond de découvert plus flexible, remise sur le contrat d’assurance habitation, etc. De même, si vous êtes étudiant dans une grande école (HEC, Polytechnique, Sciences-Po, etc.), n'hésitez pas à vous rapprocher du Bureau des Étudiants, qui négocie généralement des conditions avantageuses auprès d’une, voire plusieurs banques.

Les prêts étudiants : vers une nouvelle crise bancaire majeure ?

N’oubliez pas que souscrire un prêt, c’est se soumettre à l’obligation de le rembourser. Or les risques de non remboursement de certains prêts étudiants aux États-Unis laissent craindre une nouvelle crise bancaire. En effet, les encours des crédits étudiants y ont franchi la barre des 1 000 milliards de dollars, soit plus que les dettes cumulées de l’ensemble des cartes de crédit du pays !

De la même manière que le non-remboursement des crédits immobiliers dits subprimes aux États-Unis avait causé l’effondrement financier, puis économique de 2008, la question des prêts étudiants américains est aujourd’hui une source d’inquiétude majeure dans les milieux financiers.

En effet, depuis 25 ans, les frais de scolarité ont été multipliés par 5 outre-Atlantique, les universités profitant de la garantie des prêts par l’État fédéral pour augmenter continuellement leurs tarifs. Ce poids croissant des frais de scolarité est également une réalité dans certains pays européens, mais aussi certaines écoles françaises, notamment de commerce.

Source : YouLoveWords.com