Préparer un achat immobilier, anticiper la retraite ou encore financer un projet de voyage ou de reconversion professionnelle : on peut épargner à tout âge. Aucune règle n'existe en la matière si ce n’est d’épargner à votre rythme et selon vos capacités financières.

Voici quelques pistes pour bien choisir vos placements en fonction de votre tranche d’âge.

Moins de 35 ans : le temps joue en votre faveur

Vous débutez votre carrière. Première étape : vous constituer une épargne de précaution pour faire face aux coups durs. On dit généralement qu’elle doit être égale à trois mois de salaire. Les placements dits liquides sont à privilégier : Livret A, Livret de Développement durable et solidaire, super-livrets des banques en ligne comme le Livret + Fortuneo, qui vous permet d’épargner sans risque et avec un plafond considérable de 10 millions d’euros.

Mettez en place des versements programmés. Avec un versement initial de 10 €, si vous placez mensuellement la somme de 50 € sur un livret A au taux actuel (0,75 %), vous serez à la tête d’un capital de 6 241 € nets d’impôts après 10 ans.

Une fois ce bas de laine constitué, vous pourrez sereinement vous consacrer à vos autres projets d’investissement. Parmi les priorités : avoir un apport personnel pour une future acquisition immobilière et prendre date avec les placements à la fiscalité avantageuse :

35-50 ans : jouez la carte de la diversification

Votre carrière prend son envol et vous avez fondé une famille. Achat de votre résidence principale, financement des études des enfants : vous avez puisé abondamment dans vos liquidités pour subvenir à vos besoins. Il est temps de faire le bilan et d’optimiser la répartition de votre patrimoine.

Jouez la carte de la diversification :

  • Investissez dans l’immobilier locatif. Si votre budget ne vous permet pas d’acheter un bien immobilier là où la demande locative est la plus forte, vous pouvez vous tourner vers les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Accessible à partir de 5 000 €, en direct ou via votre contrat d’assurance-vie, la pierre-papier permet en prime de mutualiser le risque et de déléguer la gestion à des professionnels.

  • Dynamisez votre contrat d’assurance-vie en augmentant la part d’unités de comptes. Afin de limiter le risque, variez les zones géographiques, les thèmes de croissance et les sociétés de gestion.

  • Faites l’acquisition d’objets d’art ou de collection (tableaux, montres, etc.) si cela correspond à un goût personnel. Attention, mieux vaut acheter chez des professionnels des pièces cotées, c’est-à-dire déjà passées en vente publique.

Un portefeuille équilibré est par exemple constitué de 50 % d’immobilier, 30 % d’assurance-vie, 10 % de liquidités (comptes courants, livrets…) et 10 % d’actifs de diversification (art, métaux précieux, forêts...).

Après 50 ans : priorité aux revenus complémentaires

La retraite approchant, il est temps de vous recentrer sur l’essentiel, à savoir anticiper la future chute de vos revenus.En effet, le taux de remplacement du salaire par la retraite diminue au fil des générations. D’après les données de la Drees, il est ainsi passé de 80 % à 75 % entre les générations nées en 1936 et celles nées en 1946.

Pour y faire face, une seule solution. Vous devez vous constituer votre propre complément de retraite :

  • Utilisez l’enveloppe fiscale de l’assurance-vie qui permet de retirer, chaque année, jusqu’à 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple, sans payer d’impôt sur le revenu.
  • Rationalisez votre patrimoine immobilier en ne conservant que les immeubles à la rentabilité la plus élevée. Un réflexe qui présente en outre l’avantage de simplifier la vie de vos héritiers dans la perspective de la succession. Veillez toutefois à ce que la fiscalité ne vienne diminuer sensiblement votre retraite.

L’assurance-vie peut alors représenter jusqu’à 50 % de votre patrimoine, le reste étant essentiellement constitué d’immobilier et de liquidités.

Source : YouLoveWords Crédit Visuel : Geber86/iStock