L'intelligence artificielle : nouveau moteur de l'économie mondiale ?

l’IA, en pleine (r)évolution

Y a-t-il un secteur d’activité capable de résister à l’intelligence artificielle (IA) ? Non, à en croire une récente étude menée par le cabinet de conseil PwC (1). Selon lui, le PIB mondial pourrait croître de 14 % d’ici 2030 grâce à l’IA.

Des gains de productivité et une hausse de la consommation attendus

Machine learning, assistants digitaux ou robots conversationnels (chatbots), diagnostic par imagerie, production à la demande, contrôle automatique de la circulation : on ne compte plus les applications de l’IA dans la production de biens et services.

En prenant un peu de hauteur, les bénéfices attendus sont de deux ordres selon PwC :

  • D’importants gains de productivité. « Les gains de productivité du travail devraient représenter plus de la moitié (55 %) de la totalité des bénéfices économiques générés par l'IA sur la période 2016-2030 », indique le cabinet.
  • Une hausse de la demande. La commercialisation de produits hyper personnalisés ou de meilleure qualité intégrant des technologies d’IA devrait stimuler l’appétit des consommateurs, à tel point qu’un « retournement » devrait s’effectuer en 2030. Plus de la moitié (58 %) de la croissance du PIB mondial attribuée à l’IA devrait alors provenir de la demande.

Les États-Unis et la Chine, principaux bénéficiaires de l’IA

Les grands gagnants de cette (r)évolution ne se trouvent pas en Europe mais sur d’autres continents.

  • Dans un futur proche, l’Amérique du Nord, notamment les États-Unis, devraient conserver leur avance en matière d’IA et continuer à remplacer des emplois jugés « peu productifs » par des robots.

  • Mais, d’ici une dizaine d’années, la Chine pourrait avoir comblé son retard. À l’horizon 2030, le gain de PIB pourrait même atteindre 26 % dans l’empire du Milieu contre 14,5 % en Amérique du Nord.

L’Europe devrait elle-aussi tirer parti de ce progrès technologique, mais dans une moindre mesure. Les auteurs de l’étude PWC estiment le gain de PIB attribué à l’IA à 9,9 % en Europe du Nord et 11,5 % en Europe du Sud.

Santé, automobile et services financiers : 3 secteurs à haut potentiel

Parmi les 8 secteurs passés au crible dans cette étude, 3 en particulier devraient tirer leur épingle du jeu :

  • La santé (assistance au diagnostic permise par la donnée, identification des pandémies, diagnostic par imagerie...) ;
  • L’automobile (flottes autonomes pour le covoiturage, voitures intelligentes/assistance à la conduite, maintenance prédictive et autonome…) ;
  • Les services financiers (planification financière personnalisée, détection des fraudes et lutte contre le blanchiment d’argent, automatisation des transactions…).

Les autres secteurs concernés sont la distribution, les médias, la production manufacturière, l’énergie et les transports.

Si l’avenir est radieux, les entreprises vont néanmoins devoir s’adapter (rapidement) à ce changement si elles ne veulent pas rester à quai. « Le défi majeur qui se pose aux entreprises consiste à recruter les bons profils et à se doter de la technologie et d’un accès aux données appropriés afin d’exploiter pleinement les opportunités offertes par l’IA. », concluent les auteurs de l’étude.

Ce qu’il faut retenir

  • Les principaux bénéfices de l’IA sont le gain de productivité et une hausse de la demande des consommateurs.
  • L’IA va révolutionner de nombreux secteurs, à commencer par la santé, l’automobile et les services financiers.
  • Les États-Unis et la Chine seront les principaux bénéficiaires de cette évolution

Source: YouLoveWords.com

Crédit visuel : muratsenel /iStock

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