Mauvaise nouvelle dans le combat pour l'égalité entre hommes et femmes : la Commission Européenne vient de rappeler l'importance de la brèche salariale entre les sexes, malgré les appels répétés à la correction de cette anomalie historique.

Sur le plan politique, la récente visite du Ministre britannique des Finances, George Osborne, en Allemagne a ravivé les craintes sur une sortie britannique de l'Union Européenne et ses conséquences néfastes sur l'économie de ses partenaires, dont la France.

Voici en bref, le résumé de la semaine.

La persistance de l’inégalité salariale hommes/femmes

Le 2 novembre dernier a représenté une journée symbolique dans le combat pour l'égalité salariale entre hommes et femmes.

Il a en effet marqué la date à partir de laquelle les femmes européennes "travailleront gratuitement" jusqu'au 31 décembre, pendant que leurs collègues masculins continueront d'être rémunérés. En d'autres termes, les inégalités salariales entre sexes sont équivalentes à 59 jours de travail "non payé" pour les femmes par rapport à leurs homologues masculins.

Si cette représentation du problème est évidemment imagée, elle a le mérite de rappeler cette anomalie. Ainsi dans l'Union Européenne, les revenus d'une femme sont en moyenne 16,3 % inférieurs à ceux d'un homme. Si la France fait légèrement mieux, avec une différence de 15,2 %, l'ampleur du problème n'en demeure pas moins préoccupante.

Pire, l'écart s'accroîtrait au fil de la carrière et finirait par représenter en moyenne 39 % au moment de la retraite. À ce rythme et sans une plus grande implication des entreprises et des pouvoirs publics, les experts estiment qu'il faudrait attendre 70 ans pour combler cette brèche.

Quelles seraient les conséquences d'un Brexit ?

Ce fut l'une des grandes promesses de campagne de David Cameron, le Premier Ministre conservateur britannique largement réélu au printemps dernier. Le Brexit ? C’est l’éventualité d’une sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne en 2018, à la suite d'un référendum que Londres souhaite organiser en 2016.

Un départ de la deuxième économie de l'UE entraînerait inéluctablement des conséquences importantes telles que la diminution des échanges commerciaux ou la réduction des mouvements de personnes et de capitaux. Si l’impact risque d’être important pour le principal concerné, ses partenaires majeurs, dont la France, en souffriraient également.

L'Irlande serait évidemment la première victime collatérale et enregistrerait une baisse de son PIB par habitant comprise entre 0,82 % et 2,66 % en 2030, selon une étude du think tank allemand Bertelsmann Stiftung. Viendrait ensuite le Benelux et plus particulièrement la Belgique et le Luxembourg, avec une baisse moyenne de 0,2 % à 1 %.

La France pour sa part, limiterait les dégâts avec une perte estimée entre 0,06 % et 0,3 % de PIB. Pour rappel, le Royaume-Uni représentait 5,4 % des échanges commerciaux internationaux de notre pays en 2013. Cependant, certaines régions (Nord-Pas-de-Calais, Normandie) ou entreprises plus tournées vers l'économie britannique pourraient davantage en ressentir les effets.

Mais c'est surtout le Royaume-Uni qui pâtirait de sa sortie de l'UE ! Si plusieurs études envisagent une perte de PIB comprise entre 0,8 % et 2,2 % en 2030 par rapport au scénario actuel, l'analyse de Bertelsmann Stiftung évoque même un chiffre beaucoup plus alarmiste, avoisinant les 30 % !

Si l'arme du référendum avait initialement été brandie par Cameron pour obtenir certaines concessions de l'UE plus favorables à son pays, les choses semblent se retourner contre lui. Dans un sondage publié en septembre dernier, le "oui" à une sortie était pour la première fois donné gagnant.

Source : YouLoveWords.com