Assurance-vie : retour sur l'impact de la flat tax

Baptisée prélèvement forfaitaire unique (PFU) dans la loi de finances 2018, la flat tax a rebattu les cartes de la fiscalité de l’assurance-vie. Pourtant, un an après, cette réforme reste encore globalement méconnue des Français alors que ses atouts, eux, sont bien réels pour l’épargne de chacun.

PFU ou flat tax : une réforme récente et méconnue des Français

D’après un récent sondage, 70 % des personnes interrogées ne connaissent pas l’impact de la flat tax sur leur placement préféré. 1 Une situation qui s’explique en partie par le caractère récent de cette réforme qui concerne les versements effectués après le 27 septembre 2017. Mais le scope de la réforme est plus large puisque ce prélèvement unique de 30 % sur les plus-values taxables 2 a également un impact différent selon l’ancienneté du contrat. D’où la nécessité de faire le point près d’un an après l’entrée en vigueur de la nouvelle fiscalité de l’épargne.

La fiscalité des jeunes contrats désormais plus attractive

La taxation des plus-values, sur un contrat d’assurance-vie, se décompose entre les prélèvements sociaux, d’une part, et la taxation forfaitaire à l’impôt sur le revenu, d’autre part.

  • En cas de rachat avant 8 ans, l’épargnant devra supporter des prélèvements sociaux de 17,2 %, auxquels s’ajoute une flat tax de 12,8 % soit une imposition totale de 30 %. Le contrat ayant une durée de vie inférieure à 8 ans, l’intégralité des plus-values est taxée. Ce nouveau taux de 12,8 % est nettement plus intéressant que la précédente fiscalité (35 % pour les contrats de moins de 4 ans et 15 % entre 4 et 8 ans).

  • Après 8 ans, et au-delà des seuils d’abattement, deux cas de figure se présentent.

    1) Si l’encours total des contrats détenus par l’épargnant est inférieur à 150 000€, l’ancien taux d’imposition de 7,5 % s’applique.

    2) Au-delà de 150 000 €, c’est le nouveau taux de 12,8 % qui est pris en compte.

En d’autres termes, l’assurance-vie devient plus attractive avant 8 ans et conserve tous ses avantages après sa maturité.

Les avantages en matière de succession ne sont pas impactés

Ceci est aussi vrai pour les avantages successoraux de l’assurance-vie, qui restent inchangés même après l’entrée en vigueur de la flat tax. Les sommes versées au bénéficiaire du contrat d’assurance-vie (conjoint, partenaire de Pacs ou, sous conditions, les frères et sœurs) restent exonérées de droits de succession. Lorsque d’autres bénéficiaires ont été désignés, un abattement de 152 500 € continue de s’appliquer.

Enfin, la nouvelle fiscalité de l’épargne a transformé l’ISF en IFI (impôt sur la fortune immobilière). L’assurance-vie n’est ainsi plus taxée depuis 2018 au titre de l’impôt sur la fortune. Une mesure qui, si elle n’a pas de lien direct avec la flat tax, conforte une fois de plus l’assurance-vie et ses nombreux atouts pour le court comme le long terme.

Ce qu’il faut retenir

  • La flat tax sur l’assurance-vie a pour conséquence d’abaisser les prélèvements sur les rachats lorsque le contrat a moins de 8 ans.

  • La nouvelle fiscalité de l’épargne ne modifie pas les principaux atouts du placement préféré des Français (abattements après 8 ans, avantages successoraux).

On vous conseille aussi...

 
 
 
 
 
 

Fiscalité de l’épargne : ce qui change… ou pas en 2018.

Pourquoi l’assurance-vie a tout pour rester le placement préféré des Français ?

Comment éviter les mauvaises surprises ?

DÉCOUVREZ L’ASSURANCE-VIE FORTUNEO *

Des frais réduits


0

  • 0 € de frais d'entrée et de sortie.
  • 0 € de frais sur versements.
  • 0 € de frais pour les arbitrages en ligne. 28 € pour les autres types d'arbitrage y compris options de gestion **.

Hors frais spécifiques aux SCPI, SCI, OPCI et ETF.

Désignée Banque la moins chère en 2018
Pour les profils « employé », « commerçant » et « chef d’entreprise » (Capital/Panorabanques.com, mars 2018)