Début 2015, près de 5 % de la collecte effectuée par les fonds de private equity français concernait des entreprises hexagonales du secteur des Cleantech (technologies propres (1)). Et pour cause : l'investissement vert a le vent en poupe.

L'investissement écologique couvre un large éventail de secteurs, de l’urbanisme à l’alimentaire en passant par l’énergie, bien évidemment. Depuis quelques années, le nombre de particuliers investissant une partie de leur épargne dans le capital d'entreprises engagées dans ces secteurs est en hausse. Si cette démarche résulte généralement de préoccupations éthiques, les rendements n'en demeurent pas moins aussi intéressants que ceux des produits classiques. À cela s'ajoute un contexte légal favorable, renforcé par la Loi de transition énergétique ou encore les mesures issues de la COP21. Explications.

Focus sur les fonds verts

Depuis plusieurs années, les banques proposent à leurs clients d'investir une partie de leur épargne dans des fonds composés d’actions ou d’obligations vertes, émises par des entreprises dont l'activité a un impact positif sur l'environnement. Le premier label consacré aux fonds verts a été créé en 2013 par Novethic (2) et sélectionne des entreprises :

  • Dont les projets ont un impact bénéfique pour l'environnement.

  • Dont au moins 20 % du chiffre d'affaires est issu d'activités environnementales.

En outre, ces fonds s'engagent à fournir régulièrement des informations sur la composition de leur portefeuille.

Gros plan sur les obligations vertes

Créées il y a une dizaines d'années, les obligations vertes sont émises par des acteurs publics ou des grandes entreprises du secteur énergétique ou de la construction. Elles servent à financer la transition énergétique et d'autres projets à vocation environnementale.

Le marché des obligations vertes est aujourd'hui en forte croissance. Sa taille aurait presque doublé entre 2014 et 2015 pour atteindre plus de 80 milliards d'euros (3). Si elles ne sont pas destinées directement aux particuliers, ces derniers peuvent néanmoins y accéder via des fonds spécifiques.

Enfin, bonne nouvelle ! Les rendements de ces obligations sont similaires à ceux des obligations classiques (4).

Comment y voir plus clair entre tous ces fonds ?

2 labels ont récemment vu le jour afin de donner davantage de lisibilité aux investisseurs et de promouvoir l'investissement écologique et responsable.

  • Le label «ISR», qui concerne les fonds d’investissement socialement responsables, a été créé par l'État suite à la COP21. Il se centre sur des projets socialement et écologiquement responsables lancés par les entreprises.

  • Le label Transition énergétique climat (TEC), créé fin 2015 par le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, labellise comme son nom l’indique les fonds verts (5) centrés sur des projets de transition énergétique.

Comment investir dans les placements écologiques ?

Pour investir dans ce domaine, vous pouvez vous adresser à votre banque et souscrire des SICAV ou FCP spécifiques, voire des obligations vertes à travers :

  • Un compte titre.
  • Un PEA.
  • Certains contrats d'assurance-vie.
  • Certains produits d'épargne salariale, voire de retraite individuelle ou collective.

Leur rentabilité vous sera donnée au moment de la souscription.

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Allier préoccupations éthiques, diversification de portefeuille et rendements intéressants, c’est l'objet des placements écologiques.

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Source : YouLoveWords.com

Crédit Visuel : RomoloTavani / iStock