Selon une étude de la Drees de 2014, 1 490 € par mois sont nécessaires pour s’en sortir. D’après un sondage Odoxa pour FTI Consulting en 2015, les Français situent le seuil de richesse à 5 000 € mensuels. Pour prendre un chiffre à mi-chemin entre ces deux extrêmes, il faut placer 1 M€ pour espérer percevoir une rente de 4 000 €/mois pendant 25 ans. On vous explique le calcul !

Estimez votre budget mensuel et le capital à placer

Afin de vous faire une première idée, estimez votre budget mensuel en vous posant les bonnes questions :

  • Quels sont vos objectifs de vie et vos exigences de confort ?
  • Souhaitez-vous consacrer du temps à vos placements ou bien investir votre argent une bonne fois pour toutes ?
  • Quelle est la composition de votre foyer ?

En prenant pour hypothèses un rendement de 1,5 % et une revalorisation de la rente de 0,5 % par an pour tenir compte de l’inflation, vous devrez disposer d’un capital d’environ 1 M€ pour vivre 25 ans sans travailler et percevoir un rente mensuelle de 4 000 €.

Ce montant est divisé par deux si vous souhaitez prendre la clé des champs pendant une période de 10 ans seulement, et multiplié par deux si votre objectif d’autonomie financière est supérieur à 50 ans.

Variation de revenus : mettez toutes les chances de votre côté !

Il y a bien sûr d’autres aspects à prendre en compte avant de faire le pari un peu fou d’abandonner toute activité professionnelle pour mener la vie de rentier. Votre patrimoine sera votre seule et unique source de revenus. Vous avez donc intérêt à limiter le risque et diversifier au maximum vos placements pour éviter toute variation de revenus.

Privilégiez les valeurs sûres comme l’assurance-vie ou l’immobilier. Utilisez l’effet de levier du crédit (particulièrement accessible ces dernières années malgré une hausse modérée) pour démultiplier votre patrimoine. Il est ainsi possible de s’endetter pour acheter à crédit de l’immobilier en direct, mais aussi des parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI).

Fiscalité, santé : évitez les mauvaises surprises

Par ailleurs, prémunissez-vous contre toute dépense imprévue :

  • Impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, impôt sur la fortune : la fiscalité de vos placements peut venir grever durablement leur rendement. Prenez le temps d’effectuer toutes les simulations nécessaires en vous faisant aider, au besoin, d’un conseiller de gestion en patrimoine.

  • La protection sociale est la partie immergée de l’iceberg : s’ils sont conscients de l’écart entre leur salaire brut et net, peu de Français ont en tête le coût moyen de la prise en charge d’un patient à l’hôpital public, qui dépasse 2 000 €. Or, en quittant votre emploi, vous ne restez couvert par la Sécurité sociale que pendant une période d’un an. Au-delà, vous n’aurez d’autre choix que de souscrire une assurance santé individuelle.

Mieux vaut avoir une certaine somme de côté avant de se lancer, d’autant plus que vous ne pourrez pas consommer votre capital si vous avez pour objectif de le transmettre à vos héritiers… Sur ces questions, on vous renvoie vers notre dossier dédié à la transmission de patrimoine !

Source : YouLoveWords Crédit Visuel : Choreograph/iStock