La bonne santé du secteur immobilier se confirme. 830 000 logements anciens devraient être vendus en 2017 (1), un plus haut historique. Pour les acheteurs, s'affranchir d'une agence pour économiser est tentant, mais peut être risqué.

Passer directement par un particulier pour acheter votre bien immobilier peut évidemment pour faire économiser les frais d'agence. Si la démarche est alléchante, vous ne disposez cependant d'aucun recours en cas de litige avec le vendeur, que celui-ci soit lié au prix, à des éventuels vices cachés ou à tout manquement par rapport à une procédure de vente classique. Voici quelques conseils pour ne prendre aucun risque si vous achetez une maison à un particulier.

Bien évaluer les prix du marché

L'un des premiers désavantages de la négociation directe entre particuliers peut venir de votre méconnaissance des prix du marché. En effet, un vendeur peu scrupuleux peut chercher à jouer sur cette dernière pour maximiser ses gains en proposant un prix de vente bien supérieur à la moyenne.

Pour vous en prémunir, il est donc nécessaire d'effectuer un benchmark préalable et de comparer les prix de logements à prestation et taille similaires dans votre secteur de recherche. Pour cela, n'hésitez pas à faire la tournée des agences et des offres sur Internet en consultant les sites de revente entre particuliers tels que Pap.fr, ou leboncoin.fr.

Vérifier que vous disposez de toute l'information nécessaire

Assurez-vous que tous les diagnostics obligatoires ont été réalisés. En effet, ces derniers doivent être effectués par un professionnel et annexés au compromis de vente lors de sa signature. Ils devront être fournis sous la forme d'un diagnostic technique (DDT) qui regroupe tous ces diagnostics obligatoires (risque d'exposition au plomb, diagnostic de performance énergétique, état de l'installation intérieure de gaz, d'électricité, risque de mérule, etc.). Dans le cas d'un appartement dans un immeuble collectif, d'autres diagnostics s'ajouteront, tels que ceux relatifs aux parties communes.

Avant de vous engager, il est indispensable d'aller visiter le bien, même si vous ne vivez pas sur place. Cela vous permettra de comparer son état avec celui du descriptif et de scruter avec attention tous les éventuels défauts que le revendeur chercherait à masquer. Renseignez-vous notamment sur le mode de chauffage, l'isolation, demandez un estimatif de la consommation d'énergie, posez des questions subtiles sur les relations de voisinage, ou encore faites attention à l'état des fenêtres, des peintures, ou des sanitaires. N'hésitez pas à vous munir d'un mètre pour mesurer certaines pièces et comparer vos mesures avec le descriptif. Aussi, faites un tour dans le quartier pour repérer les commodités à proximité et les connexions en transport en commun.

Formaliser ces démarches avec un notaire

Une fois le prix négocié et votre accord de principe donné et accepté par le propriétaire, le meilleur moyen de vous prémunir contre tout litige sera de réaliser les choses en bonne et due forme en vous rendant chez un notaire pour la signature d’un compromis de vente.

Ce dernier officialise en effet la transaction sur le plan juridique. Mais c’est aussi grâce à cette signature que le notaire collectera les taxes immobilières dues à l’État dans le cadre de la vente.

Il est donc essentiel de bien connaître les démarches essentielles pour acquérir un bien immobilier !

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Afin d'éviter tout litige et situation embarrassante, le mieux reste d'anticiper au maximum un certain nombre de démarches. Parmi celles-ci, établir un budget estimatif pour déterminer le prix que vous êtes prêt à payer en tenant compte de tous les frais annexes (émoluments de notaire, assurance emprunteur, etc.) est nécessaire. De même, rendez-vous dans votre banque le plus tôt possible pour être certain qu'elle sera disposée à vous concéder un crédit immobilier.

Source : YouLoveWords

Crédit Visuel : zahar2000/ iStock