Rachat de crédit, comment ça marche ?

Rachat de crédit, comment ça marche ?

Vous entendez régulièrement parler des taux bas et du bon moment pour acheter un bien immobilier. Déjà propriétaire, vous pensez ne pas être concerné. C’est faux ! Voici ce qu’il faut savoir sur les rachats de crédit immobilier et hors immobilier.

Le rachat de crédit immobilier consiste à faire racheter son prêt initial pour bénéficier des taux d’emprunt actuellement bas. À vous ensuite de trancher entre deux objectifs : abaisser la durée de remboursement et le coût total du crédit, ou gagner du pouvoir d’achat. Jolies perspectives, non ?

Pourquoi faire un rachat de crédit immobilier ?

Voici deux chiffres révélateurs : 3%, c’est peut-être le taux de votre emprunt immobilier , et 1,23 %, c’est le taux fixe nominal moyen des prêts immobiliers courant septembre 2020, toutes durées confondues, d’après l’observatoire Crédit Logement-CSA. Que révèle cet écart ? Qu’il serait dommage de passer à côté de cette opportunité offerte par le contexte de taux bas qui règne depuis plusieurs années déjà.

En obtenant un taux d’emprunt inférieur à celui contracté, vous pouvez réduire la durée de remboursement et le coût global de votre crédit immobilier. Si le poids des mensualités reste identique, vous pouvez abaisser la durée de votre emprunt et par la même occasion prétendre à des taux encore plus bas au cours de la négociation. C’est un cercle vertueux.

Autre objectif dans l’optique d’un rachat de crédit immobilier : le potentiel gain de pouvoir d’achat. La stratégie consiste cette fois à profiter d’un taux plus avantageux mais en gardant la même durée de remboursement que le prêt initialement souscrit.

En conséquence : vous pouvez réduire le poids de vos mensualités et ainsi optimiser votre budget intelligemment !

Les clés d’un rachat de crédit intéressant

Pas de précipitation non plus car vous ne devez pas vous fier uniquement à la conjoncture économique, paramètre important mais pas exclusif. Vous devez avant tout évaluer ce que vous allez gagner d’un côté et ce que cette opération va vous coûter de l’autre.

Et oui, le rachat de crédit immobilier n’est pas neutre ! Vous allez devoir verser des indemnités de remboursement anticipé qui peuvent s’élever jusqu’à six mois d’intérêt dans la limite de 3 % du capital restant dû. À ce nouveau taux nominal négocié, il faut tout de même ajouter le coût de l’assurance emprunteur et des frais de garantie qui dépendent de votre profil (âge, santé, situation financière).

L’ensemble de ces frais doivent être intégrés dans le coût total de l’opération pour évaluer son intérêt. Parlez-en à votre conseiller qui saura considérer précisément votre situation, d’autant que l’opération rachat de crédit nécessite de faire un bilan d’étape de votre emprunt en cours.

Vous pouvez d’ores et déjà envisagez de passer à l’action si :

  • vous êtes dans le premier tiers du remboursement de votre crédit immobilier (période où le remboursement des intérêts se fait au détriment du capital) ;
  • l’écart entre les taux offre un gain entre 0,7 et 1 point afin d’optimiser les économies réalisables.

De manière générale, retenez que, plus le remboursement de prêt sera avancé, moins le gain potentiel sur le coût des intérêts sera important. Mais, dans le même temps, le coût de votre rachat sera également moins élevé. D’où l’importance de faire des calculs et de voir ce qui compte le plus pour vous !

Les autres avantages du rachat de crédits

Racheter ses crédits peut s’avérer judicieux pour bénéficier d’une baisse de taux ou pour faire face à un changement dans votre situation personnelle (chômage, départ à la retraite, etc.), familiale (mariage, séparation, naissance, etc.) ou patrimoniale (investissements locatifs, héritage, etc.). Ces évolutions modifient votre niveau d’endettement, votre reste à vivre et vos objectifs d’épargne .

Les rachats de crédit hors immobilier

S’il est vrai que ce sont surtout les crédits immobiliers qui ont tendance à faire l’objet de rachat, il est important de savoir que d’autres types de prêts peuvent également être rachetés. C’est le cas des crédits à la consommation , qui peuvent servir à financerune voiture, des travaux ou des équipements au sein de la maison, les études des enfants, un voyage, un mariage et bien plus encore. Dans un tel contexte, les crédits en cours peuvent se multiplier, en forçant les emprunteurs à jongler entre différentes mensualités, différents taux d’intérêts et parfois même différents établissements.

Le rachat ou regroupement de crédits est un procédé qui permet alors de fusionner les différents crédits en cours pour en former un unique, assorti d’un taux plus bas de façon à vous permettre de gérer vos remboursements plus facilement et de diminuer votre taux d’endettement. En revanche, la durée de remboursement sera plus longue qu’auparavant.

Tous les types de crédits à la consommation, sauf le micro-crédit, peuvent faire l’objet d’un rachat. Cela vaut donc notamment pour le prêt personnel, le prêt étudiant, le prêt affecté, le crédit renouvelable, le crédit-bail ou encore le prêt entre particuliers.

Si vous êtes propriétaire et que vous êtes en train de rembourser votre crédit immobilier, vous avez la possibilité de racheter votre prêt immobilier et vos crédits à la consommation, ou seulement l’un des deux types de prêts

Les informations transmises dans cet article ont un caractère purement informatif et ne sauraient être considérées comme un conseil délivré par Fortuneo (juridique, fiscal, investissement ou autre).

Source: Jellyfish, Avril 2021 Crédit visuel : ONOKY - Eric Audras, Gettyimage.

On vous conseille aussi...

 
 
 
 
 
 

Investir en SCPI est-il toujours intéressant ?

Comment est calculée la rente viagère ?

Plus-values immobilières, quelle fiscalité ?

Découvrez l'offre de crédit immobilier Fortuneo*


  • Des taux fixes compétitifs de 7 à 25 ans pour un montant emprunté entre 100 000 € et 1 000 000 €
  • Aucuns frais de dossier.
  • Pas d'indemnité de remboursement anticipé **.
Découvrir notre offre
Fortuneo désignée Banque la moins chère
Pour les profils « jeune », « employé », « cadre », « cadre supérieur », « commerçant » et « chef d’entreprise ». (Capital/Panorabanque.com, n°1 ex-aequo, septembre 2020)